Hautement symbolique pour la gauche, la victoire de la jeune socialiste Johanna Rolland dans le fief de l’ex Premier ministre Jean-Marc Ayrault, avec 56,22 % des suffrages contre 43,78 % pour sa rivale de l’UMP Laurence Garnier, sauve les apparences. Le second tour a été marqué par un taux de participation de 53,81 % et une absence du Front national (FN). La stratégie de l’ancienne adjointe au maire de Nantes de fusionner sa liste avec celle de la candidate EELV Pascale Chiron, qui avait totalisée 14,55 % des voix au premier tour, a été payante.
Laurence Garnier quant à elle s’était ralliée aux listes indépendantes La Chance pour Nantes de Sophie Van Goethem (5,58 %), Parti des Nantais de Pierre Gobet (4,30 %) et L’Alternative pour Nantes de Xavier Bruckert (2,30 %). Son programme transport était axé sur le déploiement de trois nouvelles lignes de Chronobus, l’accroissement de la capacité de la ligne 4 du Busway et l’introduction d’un titre de transport multimodal. Dévoilé tardivement dans la campagne, ce programme plaidait pour un renforcement de la présence humaine dans les transports comme dans les pôles d’échanges, une renégociation des tarifs de transport pour les familles et les étudiants ou l’introduction d’une tarification de stationnement à la minute.
Des idées qui seront peut-être remises au goût du jour dans la perspective d’une nouvelle candidature déjà annoncée pour 2020. Pour l’heure, son parti occupera 14 sièges au conseil contre 51 pour la nouvelle maire.
