Arrachée à l’UMP à 6 000 voix d’écart en 2008, la droite toulousaine jouait sa revanche. Mêmes candidats qu’à l’époque, Pierre Cohen pour le PS et Jean-Luc Moudenc pour l’UMP. Tous deux sont des familiers du transport, le premier comme actuel président de Tisséo, le second comme ex-vice-président du syndicat mixte des transports en commun (SMTC ex Tisséo). En termes de programme transport, Pierre Cohen envisageait de développer l’offre de bus, de favoriser les modes doux ou d’améliorer la gestion du stationnement, tandis que Jean-Luc Moudenc avait fait du métro sa figure de proue avec la construction d’une troisième ligne ou l’extension des horaires.
À l’issue du premier tour, le match est quasi nul, conduisant Pierre Cohen à s’allier à Antoine Maurice, le candidat d’Europe-Écologie-les-Verts (EELV). Avec 57,62 % de participation au second scrutin, soit 5 points de plus qu’au premier, Jean-Luc Moudenc recueillait 52,06 % des voix contre 47,94 % pour son adversaire. Avec ses résultats, c’est aussi la communauté urbaine, regroupant 37 localités et 70 000 habitants, qui passe à droite. En réalité, tout s’est joué sur une poignée de sièges restés à droite dans certaines communes, comme Castelginest ou Quint, mais aussi sur l’arrivée d’autres, Balma, Saint-Orens ou Cugnaux, dans le giron de l’UMP. Outre le sauvetage de Colomiers, Tournefeuille et Blagnac, la gauche n’a conquis qu’une seule ville: l’Union, où le Divers gauche Marc Péré remplacera George Beyney, Divers droite. 2020 sonnera-t-il l’heure de la belle?
