Alors que la future métropole Aix-Marseille verra le jour le 1er janvier 2016, les municipales de la cité phocéenne affichaient elles aussi des enjeux hautement stratégiques. Au lendemain des deux scrutins, la victoire des listes UMP dans 6 des 8 mairies d’arrondissements permet à Jean-Claude Gaudin de rempiler pour un quatrième mandat. S’il a personnellement conservé le 4e secteur (VIe et VIIIe arrondissements) avec 50,08 % des voix dès le premier tour, sa liste s’est hissée en tête du second tour avec 42,6 % des suffrages contre 30,2 % pour son rival socialiste Patrick Mennucci. Ce dernier a été battu dans sa propre mairie du 1er secteur (Ier et VIIe arrondissements) par le député UMP Dominique Tian.
De son côté, Marie-Arlette Carlotti, ministre de la Lutte contre l’exclusion du gouvernement Ayrault, n’est pas non plus parvenue à tenir la distance face au sénateur-maire sortant UMP Bruno Gilles dans le 3e secteur (IVe et Ve arrondissements). Seule socialiste à avoir tiré son épingle du jeu: Samia Ghali qui a remporté le 8e secteur (XVe et XVIe arrondissements) avec 45,54 % des suffrages face au frontiste Bernard Marandat qui a capté 30,62 % des suffrages.
Parmi les surprises de ce scrutin: la percée de Stéphane Ravier, candidat du FN, qui a remporté 25,8 % des voix dans le 7e secteur (XIIIe et XIVe arrondissements) face au socialiste Garo Hovsépian (32,52 %) et au candidat UMP Richard Miron (32,15 %). Par le biais de cette victoire, l’équipe frontiste occupera 20 sièges au conseil municipal. Reste à présent aux élus à décliner la feuille de route du candidat gagnant et de s’atteler au prolongement du métro vers l’hôpital Nord, à la réalisation d’une ligne de tramway reliant la ville du nord au sud, ou à la création d’un syndicat mixte à l’échelle de l’agglomération sur le modèle francilien.
