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Scania à la relance en France

Marché Après une trentaine d’immatriculations en 2013, Scania espère rattraper son retard en France et afficher une part de marché plus élevée.

Euro VI, nouveaux référencements, réseau, occasions, véhicules gaz… la direction de Scania France dévoile sa stratégie cars et bus pour l’année 2014.

Pour Mats Gunnarsson, Pdg de Scania France, le seul point commun entre la forte activité poids lourds et celle, plus réduite, des cars et bus, c’est l’effet de l’Euro VI sur le rythme de production, « en forte hausse au dernier trimestre 2013 et plus faible début 2014 ».

Pour le reste, l’objectif du constructeur est bien d’améliorer ses résultats sur sa branche cars et bus en France, qui profitera notamment des investissements en tous genres déployés par le constructeur pour sa branche poids lourds. « Même si l’on peut se féliciter de la commande récente de 156 bus à Berlin, la hausse des volumes est surtout importante hors Europe, notamment en Russie ou en Malaisie », résume Mats Gunnarsson en synthèse de l’année 2013 pour les cars et bus Scania, à l’occasion de la présentation annuelle de ses résultats, fin mars à Paris. « Le marché européen a été freiné par l’impact des politiques d’austérité menées par les collectivités. Mais nous espérons de grosses commandes en France. »

Nouveaux référencements UGAP et Transdev

Scania affiche 32 immatriculations pour l’année 2013, chiffre qui se découpe entre 4 Citywide Euro VI (livrés à Angers, premiers urbains Euro VI en France), 21 cars A30, 1 Touring, 4 Irizar i6, 1 Irizar PB sur châssis Scania et 1 New Century. Pour alimenter sa croissance, Scania compte profiter de la reconfiguration du Touring en 55 places (au lieu de 49 places) avec une version 13 m. Mais surtout, les récents référencements obtenus, d’une part chez Transdev pour le Touring, d’autre part du Citywide LE auprès de la centrale d’achat UGAP, élargissent le potentiel commercial. « Le Citywide LE est un produit très attractif au design nouveau, un compromis entre un car et un bus dont le potentiel de ventes, difficile à estimer aujourd’hui, augmente clairement avec l’agrandissement du périmètre urbain pour les autorités organisatrices et la nécessité pour elles d’assurer un transport plus régulier depuis les centres urbains vers des zones éloignées. » Son tarif plus élevé, classique pour les gammes LE des constructeurs, reste un inconvénient, mais « le référencement par l’UGAP est une marque d’intérêt et un signal de maturité du marché qui sont intéressants ».

Autre atout sur lequel compte s’appuyer Scania: sa compétence gaz en Euro VI. Avec une offre de moteurs Euro VI 9 litres de 280 et 340 ch, Scania revendique « être prêt ici et maintenant » à livrer des véhicules gaz en poids lourds, et aussi en cars et bus. « Les grandes villes montrent un réel intérêt pour cette technologie. Nous participons aux appels d’offres en cours ou à venir, comme à Bordeaux, Nantes et Strasbourg », explique Julien Jarossay, responsable des ventes cars et bus à Scania France. « Nos produits sont prêts à l’exploitation et nous nous tenons prêts pour le GNL [gaz naturel liquéfié, ndlr], notamment pour l’interurbain. »

Le réseau Scania mieux valorisé en cars et bus

Le constructeur suédois veut aussi saisir l’occasion du passage en Euro VI pour mettre en avant sa maturité technologique. « Nous sommes prêts à livrer en Euro VI, et nous rassurons nos clients sur l’aspect maintenance avec nos offres de solutions globales qui incluent aussi du financement et des valeurs de reprise. L’Euro VI est une technologie complexe et nos ateliers services sont formés et prêts à s’en occuper. » L’accord annoncé entre Irizar et Scania illustre d’ailleurs parfaitement la volonté du constructeur de valoriser le maillage de son réseau Scania en France. L’accord prévoit la réparation et la maintenance de tous les véhicules Irizar dans les 95 points Scania en France, en plus de la commercialisation des châssis Scania par Irizar France. « Cet accord apporte de la clarté aux clients et va également dans l’intérêt de Irizar comme de Scania », explique Julien Jarossay.

Les cars et bus profiteront des investissements réalisés par le constructeur dans son réseau, comme l’investissement fait pour le nouveau centre Scania IDF Fleury-Mérogis dont l’ouverture est prévue fin 2014. Il rejoindra la liste des 95 points services, dont 50 % de succursales et 50 % tenus par des investissements privés. « Nous continuons d’investir, tous ces points sont en mesure de recevoir des cars et des bus pour le traitement des chaînes cinématiques et de la carrosserie, et pour les autres cas de figure, une hotline basée à Angers leur apporte un appui technique pour compléter si besoin les formations obligatoires passées par nos techniciens, par exemple sur les A30 ou les Touring », explique Benoît Tanguy, directeur des ventes Scania France. En revanche, pour l’instant, pas de labellisation distinctive pour la clientèle transport de voyageurs. Côté véhicules d’occasion, Scania ne compte pas non plus faire de distinguo entre les poids lourds et le transport de voyageurs. Ses 4 Scania Used Truck Centers accueillent aussi les autocars, « c’est un bon moyen pour nous développer sur le marché ». Sur cette activité, Scania compte « professionnaliser son offre et mieux labelliser ses produits, avec plus de support à la vente et d’apports d’affaires. Les distributeurs ont montré des marques d’intérêt pour investir dans nos centres ».

Volkswagen tente le rachat complet de Scania, synergies en vue

Les manœuvres financières se poursuivent autour de l’actionnariat de Scania. Le groupe Volkswagen, actionnaire majoritaire de Scania, a annoncé son intention de racheter les 37 % du capital restant dans le constructeur suédois. Actionnaire à 75 % du capital d’un autre constructeur de cars et de poids lourds, MAN, Volkswagen souhaiterait de cette manière accélérer les synergies entre ses deux filiales, notamment dans le développement de produits communs en cars, bus et minibus. « Nous faisons partie du groupe Volkswagen, les collaborations avec MAN et Volkswagen existent depuis longtemps, sur les boîtes de vitesses ou les essieux par exemple », ajoute Matts Gunnarsson. De plus, depuis 3 ans, une expérimentation est menée sur la distribution d’utilitaires Volkswagen dans deux succursales Scania, « nous avons des clients communs, nous évaluerons l’intérêt de ce type d’opérations, et si un déploiement plus large est intéressant ».

Une manifestation d’intérêt qui intervient alors qu’un plan d’économies de 7,8 millions d’euros et une réduction des capacités de production de son usine de Slupsk en Pologne ont été annoncés (suppression de 250 postes dont 200 en Pologne, soit quasiment la moitié de ses effectifs sur place, 50 autres postes seraient visés en Suède).

Mais ces mesures ne menaceraient pas l’activité cars et bus de Scania, « il n’y a pas de menaces, mais une simple réduction de la voilure, le vrai danger serait plutôt de ne pas arriver à vendre davantage de véhicules », explique Matts Gunnarsson, Pdg de Scania France.

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Auteur

  • Bruno Gomes
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