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Vol au-dessus d’un nid de coucous

Nous n’y couperons pas! Je suis désormais convaincu que la réforme territoriale, tout à la fois attendue et redoutée, aura bien lieu avant la fin du quinquennat en cours. Pourquoi? Simplement parce qu’il ne reste guère que deux manettes au président de la République et à son équipe pour laisser dans l’histoire du pays une autre image que celle qui s’associe déjà au chômage de masse, à la pression fiscale, à l’austérité ou à la montée du FN. La première, que l’on baptisera "dissolution", commande un siège éjectable. Elle aurait le mérite – purement politicien – de permettre à François Hollande de siffloter tranquillement « ça plane pour moi… », pendant que le nouveau parti au pouvoir – difficile de savoir lequel vu l’état de décomposition avancé de ses meilleurs ennemis – se confrontera aux dures réalités du moment. Pas sûr cependant que les élus socialistes acceptent l’idée de ce saut dans le vide, tant le nombre de parachutes apparaît réduit au vu des résultats des deux dernières élections. Reste donc la seconde solution, qui consistera à marquer d’une empreinte indélébile et résolument moderne l’organisation même du pays. D’où, sans doute, la fébrilité que l’on sent poindre dans les coulisses de l’État concernant ce dossier. Diminution radicale du nombre de régions, montée en puissance des intercommunalités et tout particulièrement des métropoles, suppression partielle ou totale des départements, redistribution des compétences, tel est plus ou moins le menu qui nous sera servi dans les mois à venir.

La bombe consistant à imposer une diminution drastique du nombre de communes dans l’Hexagone restera cependant en soute. Les querelles de clochers qui en découleraient pouvant très vite s’apparenter à la campagne du Bomber Command en 1944, personne ne prendra le risque. La complexité de cette réforme est toutefois immense, car il s’agit bien là de remodeler en profondeur toute l’organisation du territoire et de rendre le nouveau système opérationnel dès sa mise en œuvre.

Les opérateurs du transport ne peuvent en effet se permettre de naviguer dans le brouillard. Beaucoup n’y survivraient pas. Pas question cette fois encore de rater la cible et de transformer un des derniers secteurs qui nous est envié en champ de ruines.

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Auteur

  • Pierre Cossard
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