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L’incontournable promoteur de la billettique et du paiement sans contact

Gemalto C’est l’une des belles réussites de l’industrie française de ce XXIe siècle.

Leader mondial de la sécurité numérique (cartes bancaires, codes PIN, contrôles d’accès, cartes sans contact, etc.), Gemalto emploie 12 000 personnes dans le monde et joue un rôle crucial dans le développement des technologies du futur dans le secteur du transport.

Si l’on connaît la part prise par Gemalto, spécialiste mondial de la sécurité numérique, dans la production des cartes bancaires (30 millions de pièces fabriquées par an), on sait moins que la billettique et les technologies de paiement sans contact représentent une part non négligeable de son chiffre d’affaires. « Le secteur des transports est très important pour nous », reconnaît Hubert Coyne, directeur commercial de ce géant de l’industrie française. Né en 2005 de la fusion de Gemplus et d’Axalto, une ancienne filiale de Schlumberger, le leader a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires global de 2,4 milliards d’euros. « Il y a énormément de réseaux français, notamment l’Île-de-France, l’un de nos clients, qui sont passés du ticket magnétique à la billettique », poursuit-il. Gemalto présente « la particularité d’intervenir auprès d’intégrateurs qui fournissent des solutions complètes aux réseaux » comme sous-traitant de grands groupes (Thalès). Ces cartes sans contact – dont on ne voit même pas la puce contrairement aux cartes bancaires –, avec leur interface pour assurer le rechargement, sont fabriquées à Barcelone. Les circuits électroniques sont produits dans les usines françaises (Pont-Audemer et Géménos).

Dans l’Hexagone, le marché de la billettique est essentiellement un marché de renouvellement, « même s’il reste quelques réseaux à équiper ». Hubert Coyne estime que les développements en la matière se feront à l’échelle du monde.

Gemalto bien placé dans les technologies NFC

L’autre grand gisement de croissance pour Gemalto prend sa source dans les technologies NFC (Near Field Communication, communication en champ proche). En somme, des applications de billettique sur les téléphones mobiles. Strasbourg et Nice, et plus récemment Caen la mer, font partie des villes qui ont adopté ces nouvelles solutions pour leurs réseaux de transport en commun. Les utilisateurs de ces réseaux se servent de leur smartphone pour payer leurs titres de transport. Après avoir téléchargé une application spéciale, laquelle leur permet d’acheter billets et abonnements directement depuis le terminal, le règlement s’effectue par carte bancaire. L’opération est on ne peut plus simple: l’usager approche son smartphone du lecteur sans contact pour valider son titre de transport lorsqu’il monte dans le véhicule. Là encore, Gemalto est à la manœuvre. Le spécialiste français de la carte à puce fournit sa solution TSM (Trusted Service Manager, fournisseur de services de confiance) à travers sa plateforme de service hébergé Allynis. Le fournisseur y associe maintenance et assistance.

La France en retard

La France a un wagon de retard sur d’autres pays européens (Pologne, Angleterre) ou asiatiques. Gemalto annonce avoir déployé plusieurs dizaines de projets TMS dans le monde. Ainsi, l’industriel français a signé l’an dernier deux contrats juteux – dont le montant n’a pas été communiqué – avec des opérateurs de premier plan dans la technologie NFC: le Britannique Vodafone qui l’a choisi pour un déploiement de services de paiement mobile au niveau mondial et l’Allemand T-Mobile, filiale de Deutsche Telekom. Vodafone a confié à Gemalto le soin de fournir des cartes SIM équipées de la technologie NFC et une plateforme logicielle de sécurisation des transactions.

En Asie (Japon, Corée du Sud, Hong Kong), ces technologies sont aussi rentrées dans l’usage courant. « Techniquement, ces technologies existent déjà, mais elles vont prendre un certain temps à se répandre un peu partout dans le monde », prédit Hubert Coyne. Pour cela, il faut « mettre en place un écosystème entre tous les opérateurs comme en Grande-Bretagne avec Vodafone, ou à Singapour qui est entièrement équipée pour l’accueil du paiement par téléphone ». Gemalto, qui investit plus de 7 % de son chiffre d’affaires en recherche et développement, s’estime « relativement en avance » sur ses concurrents dans ce domaine. Pour le leader mondial, l’enjeu est réel: « Cela procède de notre évolution. Nous allons vers davantage de services opérés. Notre valeur ajoutée de demain passe par le développement des plateformes de services », avance le directeur commercial de cette belle entreprise française qui cultive l’art de la discrétion. Une chose est certaine: les transports n’échapperont pas à cette mutation technologique majeure. Les générations à venir iront voir les bons vieux tickets magnétiques dans les musées.

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Auteur

  • Xavier Renard
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