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« En France, nous voulons nous renforcer dans l’interurbain »

Interview À la tête de Keolis depuis bientôt deux ans, Jean-Pierre Farandou dresse un premier bilan de l’année et dévoile ses projets à horizon 2015. Au programme: conquête de l’Amérique du Nord, de l’Australie et de la Chine, mais aussi renforcement dans le transport interurbain en France.

Bus & Car Transport de voyageurs: À mi 2014, où en est l’activité de Keolis?

– Jean-Pierre Farandou: Nous poursuivons une trajectoire de développement qui a pour objectif de passer d’un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros en 2013 à 7 milliards en 2017. Pour y parvenir, nous nous positionnons sur deux axes: conserver nos clients et prendre de nouvelles parts de marché à l’international. L’an dernier, nous avons conservé 99 % de nos contrats et espérons cette année remporter l’appel d’offres de Bordeaux, ville où nous gérons depuis cinq ans des services de tramway, de bus, de navettes fluviales et de vélo.

Fin mai dernier, nous avons décroché l’exploitation du Thameslink Southern and Great Northern (TSGN), RER qui relie Londres du nord au sud. Une ligne qui représente à elle seule la moitié du réseau Transilien et revendique 273 millions de voyages annuels. En juillet prochain, nous devrions également être fixés sur l’appel d’offres du métro automatique de Londres (Dockland Light Rail).

D’ici la fin de l’année, viendront ensuite deux autres résultats importants: celui du Crossrail, RER traversant Londres d’est en ouest, porté par Transport for London (TfL), dont la réalisation nécessitera le creusement d’un tunnel, et celui de la ligne de train longue distance reliant Londres à l’Écosse (East Coast Main Line) en fin d’année.

Quelles sont les spécificités des appels d’offres britanniques?

– En Grande-Bretagne, nous avons actuellement deux interlocuteurs: le ministère des Transports pour les appels d’offres ferroviaires et le Grand Londres pour l’urbain. Comme dans chaque pays, la mise en concurrence est un véritable parcours d’obstacle. Sur le marché britannique, nous devons franchir deux barrières: d’abord la présélection où nous devons démontrer que nous avons le savoir-faire et que nous sommes dignes de challenger, puis, l’appel d’offres au cours duquel nous devons convaincre l’AO de ce que nous allons faire si nous décrochons le contrat.

2014, année de la Grande-Bretagne, où mettrez-vous le cap pour 2015?

– En Australie, en Amérique du Nord et en Chine. En Australie, nous exploitons depuis 2009 le Yarra Trams, le réseau de tramway de Melbourne, et envisageons un partenariat ferroviaire public-privé à Sydney fin 2015. Malgré une politique économique libérale, l’Amérique du Nord s’est longtemps montrée particulièrement friande de régie publique de transport. Actuellement, un mouvement d’ouverture à la concurrence s’opère et nous laisse entrevoir des opportunités.

Enfin, en Chine, nous sommes passés d’un partenariat stratégique noué en avril 2013 avec Shentong Metro Group, la société d’exploitation du métro de Shanghai, à une coentreprise fin mars dernier. Grâce à ce point d’ancrage, nous espérons pouvoir prendre part aux nombreux projets actuellement en cours d’études, puisque le réseau n’est, pour l’heure, jamais sorti de Shanghai. Au cours des prochaines années, notre partenaire envisage le doublement du réseau à raison de 50 kilomètres par an. À ce rythme, il réalisera l’équivalent du Grand Paris en quatre ans! En parallèle, il existe également d’autres possibilités en matière de RER dans la mesure où la Chine a construit bon nombre de mégapoles et de villes satellites d’un million d’habitants, qu’il va donc falloir relier entre elles…

En France, quel sera votre cheval de bataille?

– Le transport interurbain, segment sur lequel nous réalisons actuellement un chiffre d’affaires de 700 millions d’euros. Rétrospectivement, nous avons observé que ce marché supporte bien la crise et a su absorber les surcoûts liés aux évolutions de sa réglementation technique et sociale. La profession s’est modernisée de manière discrète et offre aujourd’hui un haut niveau de service. Enfin, il s’agit d’un secteur en phase de concentration. Peut-être nous offrira-t-il des possibilités de croissance externe?

Au fil des stands…
Glazing et Réunir signent un contrat de partenariat

Le groupement d’entreprises Réunir et la société Glazing ont signé, dans le cadre du salon, un contrat de partenariat.

Réunir, qui compte désormais environ 115 adhérents, et la société Glazing, grande spécialiste de l’entretien et de la réparation des vitrages, ont profité du salon européen de la mobilité pour signer un contrat de partenariat. Désormais, Glazing s’inscrit dans un référencement national auprès de tous les adhérents de Réunir. Ils peuvent, de leur côté, bénéficier d’un service d’entretien et de réparation spécifique.

En substance, chaque entreprise adhérente de Réunir aura désormais un interlocuteur unique chez Glazing – généralement le représentant local de la société – pour tous les problèmes rencontrés, et ce, quelle que soit la localisation du véhicule concerné par les besoins de réparation ou de remplacement.

« C’est un contrat important pour Glazing, précise Patrick Denis, le directeur général, car avec Réunir, nous estimons devoir faire environ 1 200 interventions chaque année. »

PC

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Auteur

  • Diane-Isabelle Lautrédou, Visavu
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