Financement La conférence intitulée: « Quels financements pour les transports du quotidien? », s’est tenu le 11 juin. Parmi les thèmes abordés, figurait celui de la question de l’extension du versement transport aux régions.
La question de savoir quelles ressources donner aux régions pour financer les transports publics, alors que ces dernières devraient obtenir de plus grandes responsabilités avec la réforme territoriale, fait toujours débat au sein du Groupement des autorités responsables de transport (Gart).
Lors d’une conférence intitulée « Quels financements pour les transports publics du quotidien », des points de vue très différents ont été exposés par Pierre Mathieu, vice-président de la région Champagne-Ardenne, et Charles-Éric Lemaignen, vice-président de l’agglomération d’Orléans.
Ces opinions concernaient notamment le fait d’instaurer un versement transport (VT) sur-mesure pour les régions. Le système, qui consiste en une taxe versée par les entreprises de plus de neuf salariées dans un périmètre de transport urbain (PTU) donné pour financer les transports publics, n’est pour l’instant qu’au bénéfice des agglomérations et des communes. La question de créer un VT additionnel, c’est-à-dire un rajout au montant du versement transport classique qui serait destiné aux régions, ou un VT interstitiel qui ferait contribuer les sociétés situées en dehors des PTU, a notamment été abordée.
Pour Charles-Éric Lemaignen, la solution semble toute trouvée: « Je suis personnellement hostile au VT additionnel, [qui ferait contribuer des sociétés déjà assujetties à cette taxe, ndlr]. En revanche, le VT interstitiel n’est pas complètement absurde, puisqu’il ferait payer des entreprises qui échappent jusque-là au système ». Le vice-président de l’agglomération d’Orléans a toutefois tenu à préciser qu’il comprenait « le point de vue des entreprises qui nous disent que la mule est déjà bien chargée en termes de contribution au transport public ». La solution serait alors, selon lui, « de lier cette évolution du VT à celle de la prime transport qui consiste en la participation des employeurs aux abonnements domicile-travail de leurs salariés. En clair, je propose qu’on y établisse une tarification en fonction des revenus des salariés, et non du statut comme c’est le cas actuellement ».
Pierre Mathieu a quant à lui proposé une solution différente: « Pour ma part, je suis partisan de faire un mixte entre les deux: créer un VT additionnel sur l’ensemble du territoire national, couplé à un VT interstitiel. Car selon une étude réalisée par le Gart montrant ce que pourraient apporter les différents scénarios du VT, on s’aperçoit qu’un versement interstitiel produirait, selon les taux, un rendement faible. Par exemple, avec un taux à 0,3 %, cela engendrerait une ressource de 228 millions d’euros sur toute la France. Et au niveau du VT additionnel, il y aurait de grandes disparités de recettes entre les régions en fonction du nombre de zones en dehors du PTU. »
Mais contrairement à son homologue, pas question de toucher aux acquis de la prime transport: « Je ne suis pas pour qu’on s’oriente dans cette voie-là. […] Je ne pense pas que c’est en tirant vers le bas ce qui a été un vrai progrès pour l’accès au transport public, que l’on améliorera le système. »
Prestige Équipement, Graphibus et Glazing créent un Club experts, et mettent en commun leur savoir-faire.
La naissance a été officialisée sur la base d’une idée simple, formulée il y a dix-huit mois à l’initiative de Pascal Ballais, Pdg de Prestige Équipement, spécialiste des équipements d’électronique embarquée. « Des compétences multiples, un savoir-faire unique », tel est peu ou prou le slogan qui a présidé à la création de ce Club experts. Plus prosaïquement, Patrick Denis, directeur général de Glazing, le spécialiste de l’entretien et de la réparation des vitrages pour cars et bus, dresse la liste des raisons qui ont poussé à cette innovation dans le paysage des transports de voyageurs. « Nous avions à la fois des clients et des points communs, explique-t-il. Nos trois entreprises familiales disposent d’un réseau national, nos activités sont complémentaires, nous bénéficions d’une certaine reconnaissance dans notre secteur, et nous partageons la même stratégie d’investissement dans les hommes ». La charte du Club experts a désormais ses fondements.
Derrière le logo mis au point pour l’occasion, « se cache pour notre client la certitude de bénéficier d’une qualité de service reconnue, et donc d’une certaine sérénité dans l’approche des problématiques auxquelles nos trois entreprises sont susceptibles de répondre », précise Karen Forget, directeur général de Graphibus, spécialiste de la communication dans le secteur des transports de voyageurs.
« Dans cette logique, explique Pascal Ballais, nous allons créer une carte de fidélité qui permettra d’inscrire dans la durée ce lien privilégié que nous voulons tisser avec nos clients. Fonctionnant comme n’importe quelle carte de fidélité, elle générera des points pour toute entreprise cliente d’un des trois experts, et ce, en fonction du chiffre d’affaires réalisé. Ces derniers seront utilisables pour l’acquisition de produits, transformables en chèque cadeau ou en sorties à caractère commercial ».
Les prochaines étapes?
Lors du salon Autocar Expo (qui se déroulera à Lyon du 15 au 18 octobre), le Club experts produira une brochure dédiée présentant l’ensemble des offres des trois entreprises, bien entendu sur un stand commun. Par ailleurs, le Club a aussi vocation à s’élargir, même « s’il n’est pas question d’être trop nombreux », précise Karen Forget. « Nous serons sans doute amenés à faire grossir le Club experts, renchérit Patrick Denis, mais les contraintes d’entrée inscrites dans la charte sont tout de même drastiques. Nous espérons donc compter cinq membres assez rapidement. Élargir le Club au-delà sera sans doute plus difficile, mais nous verrons ».
PC
