Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Grand Paris: les acteurs du ferroviaire français veulent être de la partie

Prise de position Lors d’une conférence organisée le 12 juin, plusieurs personnalités du secteur ont exprimé leur volonté de voir le projet devenir un exemple de savoir-faire français à l’international.

La conférence intitulée « Le Grand Paris: une vitrine à l’international », s’est déroulée le 12 juin. Une occasion que les acteurs du ferroviaire Français ont saisie pour faire entendre leur voix sur un projet qu’ils jugent essentiel pour le secteur.

Les intervenants se sont d’abord réjouis de l’avancée du projet dont les premiers coups de pioche ont démarré le 11 juin dernier par le prolongement de la ligne 14 du métro francilien: « Ce projet est à la hauteur de l’ambition de faire de Paris une ville monde », a notamment résumé Louis Nègre, président de la Fédération des industries ferroviaires (Fif), et premier vice-président du Groupement des autorités responsables de transport (Gart).

Le moyen de sauver une filière qui souffre

La question du rôle des acteurs français du secteur dans ce projet d’envergure a aussi largement été discutée. Et pour les participants, cela ne fait aucun doute, le Grand Paris doit devenir une « vitrine du savoir-faire français », comme l’a souligné Jean-Marc Janaillac président de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP). « Il est essentiel que notre Union réussisse à faire en sorte que l’exploitation soit attribuée à une entreprise de notre pays », a-t-il ajouté.

La raison à cela? Une participation des différents métiers du secteur permettrait d’apporter une réponse à la crise qui le touche à l’échelle nationale. Dans le sens de Jean-Marc Janaillac, Pierre Mongin, président-directeur général de la RATP, a été formel: « C’est un impératif national. J’appelle les décideurs nationaux à prendre leurs responsabilités: la filière est menacée s’il n’y a pas de continuité entre la fin du TGV et le lancement effectif du Grand Paris ».

La nécessité de créer un espace d’innovations

Le Pdg de la régie francilienne a également fait plusieurs propositions pour que le projet se fasse dans les meilleures conditions. D’abord, « ma conviction est que l’appel d’offres qui va être lancé par le Stif [Syndicat mixte des transports franciliens, ndlr] au niveau de l’exploitation doit intervenir dès 2016, pour que l’on connaisse l’exploitant début 2017. Car connaître celui-ci trois ans avant est le meilleur moyen de l’associer à la finalisation du projet », a-t-il considéré.

De même, « Je pense qu’il est aussi nécessaire de créer un espace d’innovation pour le projet. On ne peut pas faire l’impasse d’éléments issus de la recherche et du développement pour faire progresser notre filière nationale. Je pense qu’il faut laisser sa chance à l’innovation dans la rédaction des cahiers des charges et ne pas les corseter pour des raisons budgétaires. Ce serait une immense occasion perdue si nous ne le faisions pas », a-t-il ajouté.

Pour rappel, le projet du Grand Paris Express prévoit la construction de 205 kilomètres de lignes de métro dans la région (quatre lignes nouvelles et deux lignes existantes prolongées), à l’horizon 2030. Composé de 72 nouvelles gares, il permettra notamment de faciliter les déplacements de banlieues à banlieues et devrait transporter deux millions de voyageurs quotidiennement.

Retour au sommaire

Auteur

  • Shahinez Benabed
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format