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Le téléphérique, un marché de niche en France

Transport par câble Lors d’une conférence de presse organisée le 10 juin dernier, Doppelmayr a annoncé avoir commencé à déployer une première ligne téléphérique à La Paz en Bolivie, et a fait le point sur sa stratégie de développement.

Nichée à 3 660 m d’altitude, La Paz, capitale de la Bolivie, vient d’inaugurer la première de ses trois lignes téléphériques. D’une longueur cumulée d’environ dix kilomètres, le chantier a débuté en 2012 et se terminera en 2015. Si la première ligne a officiellement été inaugurée le 30 mai dernier, les deux autres le seront cet été, puis en fin d’année.

Pour Doppelmayr, à la barre de cette réalisation, la problématique était de mettre sur pied un système de transport reliant La Paz à la ville voisine El Alto, située à seulement quelques kilomètres de distance, mais que les habitants mettaient parfois une heure à rejoindre par la route. Coût du projet: 200 millions d’euros. Par ce biais, Doppelmayr renforce sa présence en Amérique du Sud où il opère déjà à Caracas au Venezuela, et à Rio de Janeiro au Brésil.

Une offre complémentaire

Dans ces pays comme ailleurs, la stratégie du groupe « n’est pas de concurrencer le tram, le bus ou le métro, mais d’apporter des solutions complémentaires », assure Jean-Claude Georges, directeur commercial de Doppelmayr France. Pour autant, quelques ressemblances existent: « comme le métro, le transport par câble est un mode de transport en site propre, mais sans aucun risque de collision », remarque le directeur.

En revanche, un premier argument plaide plutôt en faveur du téléphérique: le volet environnemental, puisqu’« il rejette moins de CO2 que les modes routiers », défend Jean-Claude Georges. Autre avantage du transport par câble: un coût d’infrastructure moins lourd que pour les modes de transport collectif. Un paramètre d’autant plus important que dans certains cas, il s’équilibre à l’usage. « À Koblenz, en Allemagne, l’investissement nécessaire à la réalisation du téléphérique a été couvert par nos recettes commerciales », confie Bernard Tellier, Pdg de Doppelmayr France.

Un marché encore marginal en France

Au cœur de la stratégie commerciale du fabriquant, la sécurité tient une place de choix. « La réglementation prévoit qu’un appareil doit être démonté et vérifié tous les quinze ans, c’est-à-dire toutes les 22 500 heures. Sur les équipements de montagne, cette cadence est vérifiée, mais dans l’urbain ce nombre d’heures est atteint en quatre ans, imposant ainsi une révision plus fréquente », compare Bernard Tellier.

Si technologiquement le fabricant assure être dans les starting-blocks, le marché peine encore à se développer au sein de l’Hexagone. « En France, les villes se montrent encore timides sur ce type de projet, tandis qu’à l’international, les pays ne sont pas novices en la matière », note Jean-Claude Georges. Un exemple? À Brest, l’idée de se doter d’un téléphérique semblait en bonne voie et Doppelmayr avait déposé son dossier de candidature, mais le projet a été suspendu faute de financement. En effet, avec un budget prévisionnel de 18 millions d’euros, la part demandée au ministère de l’Écologie était de 3,8 millions d’euros. Une contribution remise en cause suite au report de l’écotaxe. Dans cet exemple, comme dans bon nombre d’autres au niveau national, deux inconnues manquent fréquemment à l’équation: « des porteurs de projets et des investisseurs », regrette le directeur commercial.

Pour doper son chiffre d’affaires sur cette activité, l’entreprise peut heureusement compter sur le dynamisme des pays émergents. Deux gros contrats en Chine et au Vietnam viennent d’ailleurs étoffer son carnet de commande. Mais impossible d’en savoir plus, « cette niche reste néanmoins très concurrentielle », affirme Bernard Tellier.

En bref

– CA 2013: 795 M€ dont 27 M€ en France

– Effectifs: 2 378 collaborateurs dont 40 en France

– Installations: 14 400 dont 174 en France

Au fil des stands…
Succès de Siemens France à Budapest

L’automatisation intégrale de la nouvelle ligne 4 et la modernisation de la ligne 2 du métro de Budapest, tels étaient les principales nouveautés du stand Siemens.

L’industriel fournira donc les systèmes de signalisation, d’automatisme intégral, d’alimentation électrique et de communication qui équipent la toute nouvelle ligne 4 du métro de la capitale hongroise, première ligne 100 % automatique d’Europe centrale et orientale. Ce sont par ailleurs ces mêmes automatismes (Trainguard MT CBTC) que Siemens France a installés sur la ligne 2 qui a été entièrement modernisée afin d’en augmenter les performances d’exploitation.

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Auteur

  • Diane-Isabelle Lautrédou
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