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L’art de l’écotacle

La grande affaire du moment, celle du moins qui pourrait alimenter les chroniques estivales du secteur des transports de voyageurs, concerne bien sûr ce qui est aujourd’hui devenu une sorte "d’écopéage de transit routier"… En se contraignant, sans doute par nature, à tenter de contenter tout le monde, le gouvernement a finalement réussi le difficile exercice de se mettre presque tout ce même monde à dos.

Les bonnets rouges continueront de s’indigner d’une taxe qui paupérise la Bretagne, même si c’est en son extrémité la plus orientale. Les transporteurs de marchandises s’indignent déjà de cet impôt supplémentaire qui va grignoter leurs maigres marges. Les écologistes crient une fois de plus au reniement des engagements pris (à l’unanimité à l’Assemblée nationale, rappelons-le). Quant aux autorités organisatrices de transport, elles constatent avec une certaine amertume que le compte n’y est plus du tout en matière de financement des investissements. On en viendrait presque à oublier les contribuables qui en seront de toute façon de leur poche pour compenser ce fameux manque à gagner, financer une éventuelle prise de participation de l’État dans Ecomouv’ et, le contraire serait étonnant, verser quelques menues indemnités à cette société pour la modification significative de son contrat.

Le petit univers du transport de voyageurs, au demeurant si important pour la majorité des citoyens qui ont encore la chance de pouvoir se rendre à leur travail, aurait peut-être pu accepter cette minoration de revenus si, en parallèle, le projet de loi sur la transition énergétique, présenté récemment par la même Ségolène Royal, avait ne serait-ce que cité les transports publics à un moment ou un autre. Mais non, en dehors d’un joli couplet sur le développement du parc automobile électrique – ce qui laisse d’ailleurs à penser que nous ne sommes pas prêts de débrancher les centrales nucléaires – l’impact positif d’un développement harmonieux et courageux des transports collectifs n’est pas abordé. Dommage.

En attendant de revenir sur ces sujets lors de notre prochaine édition de la fin août, d’analyser les retombées réelles de la réforme ferroviaire ou de poursuivre le feuilleton de la réforme territoriale, la rédaction vous souhaite de bonnes vacances.

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Auteur

  • Pierre Cossard
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