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Bus Euro Test 2014: l’urbain cherche la bonne énergie

Lucerne L’édition 2014 du Bus Euro Test a eu lieu début juin, avec 4 jours d’essais pour les véhicules présentés par Iveco Bus, MAN, Mercedes-Benz, Scania et VDL. L’enjeu: décrocher le titre de Bus of the Year 2015. Si cette année les articulés étaient à l’honneur, quatre bus de 18 m ont été présentés, les énergies alternatives comme le GNV et l’hybride sont montées au créneau face aux motorisations diesel. Le vainqueur sera dévoilé fin août et le trophée lui sera remis à l’IAA de Hanovre.

Tous les deux ans, le rendez-vous qui réunit des journalistes spécialisés dans les cars et les bus, en provenance de 20 marchés européens différents, est un bon baromètre de l’état industriel du marché des autobus urbains. Un seul nouveau modèle a été présenté, l’Iveco Bus Urbanway, successeur du Citelis.

Trois lauréats du Bus of the Year étaient dans les starting-blocks: le MAN Lion’s City en 2005, le VDL Citea en 2011 et le Mercedes-Benz Citaro en 2013. Mais parmi ces lauréats, la plupart avaient été présentés en version standard de 12 m, tandis que c’est leur version articulée de 18 m ou plus qui ont été présentées cette année.

Véhicule réputé complexe, le bus articulé connaît aussi un beau succès en ville grâce à ses capacités de transport. « En 2013, le marché européen s’est élevé à 2 000 unités contre 1 600 en 2012 pour le segment des articulés, dont 600 en Allemagne et 500 en France », explique Wim Chatrou de VDL Bus & Coach.

Diesel, GNV et hybride au tableau

Mais plus que les véhicules en eux-mêmes, ce sont les énergies qui ont dominé les débats. Il suffit de regarder les motorisations des véhicules candidats pour constater que le secteur est à la croisée des chemins et s’interroge sur l’énergie qui l’emportera en ville dans les prochaines années.

Mercedes-Benz et VDL ont fait le choix du diesel, MAN et Scania se sont tournés vers le GNV (gaz naturel de ville) et Iveco Bus a rejoint la compétition avec un hybride électrique. Les proportions entre les énergies sont quasiment respectées et seul l’hybride était sous-représenté cette année, Volvo Bus n’ayant pas participé, préférant certainement attendre sa nouvelle gamme plug-in hybride.

Mais on ne peut pas tirer de conclusions hâtives sur les choix industriels des constructeurs à la seule vue des candidatures au Bus Euro Test. Si VDL est venu avec un Citea diesel, le constructeur néerlandais dispose de modèles en hybride et même en électrique, et Iveco Bus, en plus de son Full Hybrid, met aussi en avant son expérience sur le GNV, alors que ses compétences de motoriste diesel­ sont connues. Un constat également valable pour Scania, réputé pour ses diesels et ses développements GNV, et MAN qui vante son expérience de longue date en GNV et en diesel et qui est aussi présent en hybride (comme lors du Bus Euro Test 2012 de Versailles), avec des développements toutefois moins ambitieux sur le mode électrique.

Les industriels font leur choix

Reste le cas à part de Mercedes-Benz, qui n’apporte pas de réponse « énergie propre » pour ses urbains. Fidèle au diesel, le constructeur assume ses choix. « Le diesel restera le choix le plus économique pour encore 10 ans au moins, et même si les émissions sont plus élevées, l’Euro VI va dans le bon sens, il y a un fort besoin d’infrastructures pour les énergies alternatives. Il faudrait développer une nouvelle plateforme multipropulsion, sans quoi ce ne serait pas viable économiquement hors subventions pour les opérateurs, et ce critère de rentabilité d’exploitation est notre priorité », a expliqué Till Oberwörder, directeur marketing, ventes et après-vente d’Evobus.

À l’inverse, pour Pierre Lahutte, directeur monde des autobus et autocars de CNH Industrial qui regroupe Heuliez Bus et Iveco Bus, la priorité est « de continuer à investir comme nous l’avons fait depuis 10 ans pour répondre à la révolution de “dédiélisation” dans l’urbain avec l’hybride de deuxième génération ». « L’hybride décolle et nous espérons pouvoir imposer ces technologies auprès des réseaux urbains. Elles sont très bien accueillies par les passagers et les riverains, grâce à des nuisances sonores en net recul et, plus que le seul coût d’un hybride, rentabilisé en 8 ans, il faut aussi valoriser les éléments sociaux et environnementaux de réductions de CO2 », poursuit le responsable de CNH Industrial.

Entre choix politiques, économiques et industriels, la bataille du bus urbain s’est installée pour quelques jours à Lucerne à l’occasion du Bus Euro Test 2014.

Le palmarès Bus of the Year

1990 Neoplan Metroliner

1995 Neoplan Metroshuttle N 4114

1997 Setra S 315 NF

1999 MAN A21 NL263

2001 Mercedes-Benz Cito

2003 Van Hool A330

2005 MAN Lion’s City

2007 Mercedes-Benz Citaro LE Ü

2009 Setra S 415 NF

2011 VDL Citea

2013 Mercedes Citaro 2 Euro VI

2015 –?

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Auteur

  • Bruno Gomes, Jean-Philippe Glatigny/Visavu
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