Pas question pour moi de vous parler de la rentrée littéraire, je n’ai eu ni le temps, ni vraiment l’envie de me plonger dans tous les ouvrages aujourd’hui proposés à notre appétit de culture, si tant est que l’on puisse toujours le qualifier ainsi.
J’aurais aussi aimé me passer d’un commentaire quelconque sur le vaudeville gouvernemental de la fin août, mais cette fois, le petit jeu des chaises musicales et des portes qui claquent pourrait avoir certaines répercussions importantes sur le secteur qui nous intéresse. Le départ de Frédéric Cuvilliers n’est pas une bonne nouvelle.
Non que l’homme ait particulièrement brillé dans sa charge, mais il commençait tout de même à maîtriser les – très nombreux – dossiers en cours, et le fait qu’il mette en avant le manque de moyens de son ministère comme première cause de son éloignement n’est pas de bon augure. Espérons simplement que son successeur saura rapidement percevoir l’urgence générale, la complexité de certaines situations et faire entendre sa voix auprès de ses collègues…
Quoi qu’on puisse en penser, le départ d’Arnaud Montebourg n’est pas non plus une bonne nouvelle, car ce dernier se voulait, semble-t-il, porteur d’une réforme des lignes routières express présentée ce mois-ci. Encore un dossier qui risque de finir dans une armoire, pourtant déjà bien pleine…
Et les exemples de se multiplier. Ainsi, la réforme territoriale traîne-t-elle en longueur, victime de toutes les arguties politiciennes imaginables. Après le nombre de régions, voilà maintenant que l’on s’interpelle sur les dates d’élection, et tout cela avant même d’aborder le fond du dossier: qui gère quoi et avec quelles ressources? Problème, pendant que fusent les bons mots et les petites phrases dignes, parfois, des pièces de boulevard, le calendrier parlementaire court toujours, et ce projet pourrait bien y perdre son tour. Enfin, que dire du temps passé sur l’épineux dossier de l’accessibilité? Avant l’été, le scénario commençait à devenir compréhensible de tous après dix ans de spectacle.
C’est beaucoup moins vrai aujourd’hui. Le directeur du théâtre et son régisseur étant de fait – et par obligation – plus occupés au nettoyage des loges qu’à l’organisation de la représentation… On finirait par se casser les dents à vouloir comprendre où tout cela nous mène.
