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Marcel ou le yield management appliqué aux VTC

Le marché des centrales de réservation de VTC ne cesse de s’étoffer. Si le sulfureux Uber occupe une très large place médiatique, d’autres structures émergent, s’inspirant parfois de process industriels éprouvés.

Le dernier en date s’appelle Marcel.

Depuis le 24 juin dernier, Uber compte un nouveau concurrent sur le marché des centrales de réservation de VTC en ligne. Son nom: Marcel. Son terrain de jeu: l’Ile-de-France. Sa spécificité: appliquer le yield management à son activité. En clair, plus le client réserve à l’avance, plus le prix de la course diminue. « Notre objectif est de faire progresser le taux d’utilisation des véhicules pour permettre aux chauffeurs d’augmenter leurs revenus et ainsi baisser le coût de la course pour les utilisateurs », explique Bertrand Altmayer, cofondateur et dirigeant de Marcel. Accessible 24 h/24, 7 j/7 sur smartphones et internet, Marcel s’appuie sur un réseau de 70 chauffeurs affiliés auxquels s’ajoutent 50 “réservistes” en cas de hausse subite de la demande. Parmi les critères de recrutement: des tests d’aptitude en condition réelle, une solide connaissance de Paris, mais aussi et surtout un dossier administratif en règle, en particulier sur le volet assurance. « Nous vérifions que leurs contrats sont en règle et renseignons leur date d’expiration. Lorsqu’une mise à jour manque, leur compte est désactivé », explique le dirigeant.

Dix collaborateurs aux commandes

En coulisses, Marcel compte dix salariés, dont 50 % de développeurs techniques chargés par exemple « de mettre sur pied des outils de prévision de trafic, de redispatching dynamique prenant en charge les problèmes de trafic ou d’optimisation d’agendas », illustre Bertrand Altmayer. Des services qui justifient les 15 % du prix de la course sur lesquels se rémunère Marcel. Un pourcentage « moins important que nos concurrents, notamment Uber qui perçoit 20 % sur chaque course », observe le dirigeant, soulignant une autre différence avec son rival: « Uber ne propose pas de réservations à l’avance et souffre d’une sous-utilisation de sa flotte ». D’autre part, si Uber vise essentiellement les particuliers, Marcel ajoute les entreprises et les agents touristiques à son panel commercial. À la louche, la start-up revendique à ce jour 10 000 clients.

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