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RETOUR D’EXPÉRIENCE… À EPERNAY PAYS DE CHAMPAGNE

Autopsie d’un TPMR pérenne

Surfant sur la philosophie de la loi sur l’égalité des chances de 2005, l’autorité organisatrice a lancé son service de transport de personnes à mobilité réduite (TPMR).

Aujourd’hui, elle envisage de l’intégrer à sa délégation de service public (DSP) globale.

L’initiative a soufflé sa dixième bougie cette année. D’un véhicule acheté 37 000 euros en 2004, l’autorité organisatrice (AO) est passée à trois; d’un conducteur, elle est passée à deux, dont l’un à temps partiel; d’une poignée d’utilisateurs, elle est passée à 8 000 personnes transportées en 2013. Mieux, elle s’attend à 10 000 usagers transportés cette année. « Depuis son entrée en service, Mobilibus, a doublé la mise! », se réjouit Pierre Martinet, adjoint chargé des transports de la communauté de communes Épernay Pays de Champagne (CCEPC).

80 % de personnes âgées

Tout a commencé le 1er septembre 2004 lorsque la CCEPC décide de lancer un service expérimental de transport adapté aux personnes à mobilité réduite. « Plutôt qu’une étude, nous souhaitions mener une expérimentation de six mois avec un véhicule et un conducteur à temps plein, puis de six mois supplémentaires avec un second véhicule et un second chauffeur à temps partiel », détaille Pierre Martinet. Coût de l’opération: 77 000 euros. À l’issue de cette phase de test, le besoin d’un transport adapté sur le territoire communautaire se confirme, et la CCEPC décide de pérenniser l’offre pour une durée de deux ans, jusqu’en 2007. « Ce service permet de lutter contre le cloisonnement des personnes qui connaissent le plus de difficultés à la mobilité », explique l’adjoint. Un an et demi après le début de l’aventure, le service a séduit 160 utilisateurs et les objectifs d’exploitation initiaux de 22 transports quotidiens sont dépassés, avec une trentaine de déplacements effectués chaque jour. Des chiffres qui ne cessent de monter crescendo pour avoisiner actuellement 379 usagers, dont 104 utilisateurs effectifs. « Même si elles utilisent peu le service, les personnes de plus de 80 ans représentent 80 % de notre fichier d’utilisateurs », constate Pierre Martinet. Pour être éligible à ce service, il faut montrer patte blanche: déposer un dossier qui sera examiné par une commission qui se rencontre trois à quatre fois par an. « Lors de sa dernière réunion, la commission a donné son aval à trois dossiers sur une vingtaine qui lui étaient soumis », confie Pierre Martinet.

Une future intégration à la DSP

Avec un appel d’offres d’une durée de deux ans, reconductible deux fois un an, autrement dit jusqu’en 2016, l’AO travaille avec le même délégataire depuis dix ans. « Nous faisons le point avec l’exploitant trois à quatre mois avant l’échéance de la délégation publique. À cette occasion, nous vérifions si les adaptations que nous avions demandées ont été réalisées et écoutons leurs pistes d’améliorations », indique Pierre Martinet. D’un point de vue opérationnel, les véhicules appartiennent à l’AO, tandis que les conducteurs sont détachés par l’exploitant qui met aussi une centrale de réservation dédiée à disposition de son donneur d’ordres.

Budget total alloué à ce service: 144 000 euros annuels. Dans le cadre de l’élargissement de son périmètre géographique, la CCEPC est passée de 16 à 21 communes, soit cinq communes supplémentaires, « nous envisageons d’intégrer Mobilibus à notre délégation de service public (DSP) globale », prévoit Pierre Martinet. Si cette extension de périmètre peut aussi se traduire par une hausse de la fréquentation, pas question pour l’AO de se reposer sur ses acquis. « Une augmentation peut s’expliquer par l’arrivée de trois ou quatre usagers supplémentaires allant au travail chaque jour, là où une baisse de fréquentation peut par exemple découler de la décision d’un foyer de personnes à mobilité réduite de prendre la main sur le transport de ses résidents », tempère Pierre Martinet.

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  • D-IL
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