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Minibus pour tous

Matériel Pour trouver des véhicules de moins de 9 places, les professionnels devront accepter de rompre avec leurs habitudes de transporteurs. Entre les autocars ou minicars et les moins de 9 places, c’est tout un monde. Les véhicules ne répondent pas aux mêmes critères d’équipement ni de filière commerciale, même si les constructeurs tentent de faire jouer les synergies.

Pour un transporteur, trouver un véhicule de transport de personnes de moins de 9 places revient quasiment à acheter une voiture. Techniquement moins complexe, financièrement moins risqué, commercialisé à chaque coin de route dans les concessions de constructeurs d’utilitaires légers, le minibus que l’on conduit avec un permis B (maximum 9 places assises conducteur compris et un PTAC maximum de 3,5 t) n’est pas un investissement lourd à gérer pour l’autocariste.

Issus des gammes de véhicules utilitaires légers (VUL), puis convertis – par les constructeurs ou des carrossiers – à partir de fourgons ou de camionnettes, les minibus font partie de productions industrielles de grande série, distribuées à l’échelle européenne par les constructeurs. Rien qu’en France, près de 365 000 utilitaires légers ont trouvé preneur en 2013. Le segment est dominé par les constructeurs français qui réunissent 66 % du total avec PSA Peugeot-Citröen (122 800 véhicules), Renault (120 241), tandis que Fiat-Iveco (44 982), Mercedes-Benz (18 374 unités) et Volkswagen (17 232) prennent les trois premières places pour les constructeurs étrangers.

Difficile de chiffrer la taille du marché pour les versions transport de personnes, mais au classement des modèles VUL les plus vendus, on retrouve la plupart des véhicules qui servent de base pour ces conversions: Renault Master, Fiat Ducato, Renault Trafic, Mercedes-Benz Sprinter, Fort Transit, Volkswagen Transporter ou encore, dans le format plus court des camionnettes, Renault Kangoo, Citröen Berlingo ou Peugeot Partner. La règle du tonnage maximal à 3,5 t détermine de toute façon la limite supérieure pour en exclure certains modèles, comme le Daily Iveco ou le Crafter de Volkswagen par exemple qui dépassent la limite de PTAC.

Des équipements dignes d’une voiture particulière

En partant de modèles produits dans de larges volumes, les avantages pour l’acheteur sont multiples: prix d’achat réduit du véhicule comme des pièces, fiabilité mécanique, très bonne couverture par les réseaux après-vente, etc.

Mais ces avantages pourront toutefois être minorés selon le choix de la configuration intérieure de ces véhicules suivant leur application (scolaire, navette, transfert), selon le coût de la mise en conformité du véhicule pour le transport de personnes à mobilité réduite (TPMR) et selon le circuit d’achat retenu par le client, soit en direct auprès du constructeur, soit via un carrossier spécialisé, soit… les deux!

Les catalogues des constructeurs ont évolué pour répondre à la demande croissante de minibus à permis B, de la part d’une clientèle de professionnels mais aussi d’une clientèle privée, et pour profiter à peu de frais d’une diversification de leur production. Et le renouvellement récent de l’ensemble des modèles par les constructeurs depuis 2013 sert encore plus l’intérêt du marché des minibus. Les niveaux d’équipement de confort et de sécurité, comme le design et la motorisation sont en effet de plus en plus comparables à ceux que l’on retrouve à bord des voitures particulières et des monospaces. De quoi facilement attirer un public doté d’un permis B.

Transformations PMR par les constructeurs ou des carrossiers

On trouve trois grandes catégories de besoins pour les minibus de moins de 9 places. Tout d’abord, le transport simple de personnes (scolaire, navette hôtelière, taxi, transfert aéroport ou ligne régulière courte) qui ne requiert aucun aménagement complexe ou lourd à développercomme des banquettes amovibles, des rangées de sièges individuels répondant à des critères de confort plus ou moins élevés selon les gammes, une carrosserie vitrée, etc. Ces déclinaisons transport de personnes font partie du catalogue de VUL des constructeurs aux côtés des versions fourgon tôlé ou des châssis cabine.

Pour la deuxième catégorie, le TPMR, le constructeur intègre directement une offre de transformation de ses véhicules pour les passagers à mobilité réduite (Renault avec Renault Tech, Mercedes-Benz avec la gamme Sprinter Mobility) et/ou s’associe avec des carrossiers spécialisés (Vehixel, Durisotti, Gruau, Dietrich, etc.) pour assurer le développement et la commercialisation de véhicules adaptés sur la base de ses modèles. Le défi dans ce domaine est simple: permettre au véhicule de rentrer sous le seuil des 3,5 t de PTAC pour pouvoir être conduit par un permis B, malgré la surcharge des équipements ajoutés comme les rampes manuelles ou des plateformes élévatrices. L’offre des carrossiers spécialisés et des gammes dédiées des constructeurs se répartit autour du ratio entre le nombre de places assises et le nombre de fauteuils roulants (UFR) pouvant être accueillis en toute sécurité à bord. Disposer de véhicules avec un maximum de 4 à 5 UFR permet de répondre à un besoin spécifique mais aussi, en réaménageant les sièges, d’accueillir des rangées de sièges amovibles pour une utilisation mixte. Dans les catégories inférieures de 1 à 3 UFR, le confort des sièges installés sera plus important, les espaces UFR prenant moins de place à bord.

Enfin, troisième et dernière catégorie, le transport haut de gamme ou VIP, dont les véhicules sont de proches parents des monospaces et des voitures particulières. Dans ce domaine, Mercedes-Benz conserve la main avec la nouvelle Classe V ou encore le Vito Tourer Select.

Les constructeurs renouvellent leurs modèles

C’est le cas d’Iveco-Fiat dont l’offre est commercialisée par Fiat Professionnal avec les Fiat Ducato et Scudo en versions Combi et Panorama, jusqu’à 7 places.

Les versions FlexFloor du Ducato accueillent jusqu’à 9 passagers avec des sièges individuels qui peuvent glisser et tourner sur un rail en aluminium. Des aménagements sont aussi adaptés au TPMR grâce à des dispositifs d’ancrage spéciaux pour les fauteuils roulants. On ne retrouvera donc pas d’Iveco Daily dans cette catégorie de moins de 9 places commercialisés en direct par le constructeur, car si le tonnage du nouveau Daily va de 3,2 à 7 t en fourgon, il ne commence qu’à 4,5 t en version transport de personnes avec le Daily Line (16 passagers).

Fiat partage avec Peugeot et Citroën ses bases d’utilitaires pour développer les modèles Peugeot Boxer (en versions Combi Access et Active pour 9 places) et Citroën Jumper.

Chez Renault, la gamme a été renouvelée autour des Renault Kangoo, Trafic et Master, véhicules développés avec l’appellation Combi pour le transport de passagers proposant trois niveaux de confort (Life, Zen, Intens). Disponible en deux longueurs, le nouveau Trafic accueille jusqu’à 9 personnes et permet une configuration au choix entre sièges individuels ou banquettes passagers à l’avant, mais uniquement deux banquettes arrières et 3 places amovibles à l’arrière.

Chez Volkswagen, le catalogue est orienté autour du Transporter, véritable couteau suisse de Volkswagen pour son offre de transport de personnes. En entrée de gamme, on retrouve la version Combi qui se décline en deux empattements, trois variantes de toit et de nombreux packages siège, de 8 à 9 places. Viennent ensuite la version Caravelle (à empattement long également) de 7 à 9 places, et la Multivan avec plusieurs niveaux de confort, du Confortline au Highline. Dans le gabarit inférieur, le Caddy peut tout de même accueillir jusqu’à 7 personnes dans sa version Maxi.

Chez Ford, la gamme de produits est aussi très large. Fabriquée en Turquie et lancée début 2013, la nouvelle gamme de Transit propose la version Custom Kombi pour accueillir 8 ou 9 personnes au total grâce à deux rangées supplémentaires de trois sièges. Son nouveau système de sièges arrières modulables permet de modifier, selon les besoins, l’équilibre entre l’espace passagers et l’espace de chargement. Autre modèle, le Ford Tourneo en version Custom, courte ou longue, avec une hauteur inférieure à 2 m lui permettant de rentrer dans les parkings, et un intérieur plus haut de gamme. La version Connect, plus sommaire, peut accueillir jusqu’à 7 places.

Présent dans toute la gamme de véhicules de transport de personnes, Mercedes-Benz joue la complémentarité de ses modèles, que ce soit en voitures particulières, utilitaires légers ou minicars-autocars. Lors du salon Autocar Expo de Lyon, la présence des trois nouveaux modèles Classe V, Vito Tourer et Citan adaptés au transport de moins de 9 places, en est une bonne illustration. Le Citan est désormais proposé en version Combi 7 places grâce à un empattement extra-long pour accueillir une troisième rangée de sièges, composée de deux sièges individuels indépendants. Déjà connu dans le secteur, le Vito évolue avec un allongement de sa carrosserie (+ 140 mm). Cela permet de proposer trois longueurs à la version Vito Tourer, avec un maintien de sa hauteur sous les 2 m, à 1,91 m. Trois niveaux de confort sont au catalogue, Base, Pro et Select, tous incluent de série plusieurs équipements de sécurité et d’aide à la conduite (Adaptative ESP, airbags rideau pour les passagers à l’arrière, système Attention Assist). Pour le Sprinter, une version Combi est proposée en 3 longueurs de carrosserie, compacte, standard ou longue, mais restant toujours sous la limite des 3,5 t de PTAC. À noter, l’option qui permet de choisir parmi plusieurs versions de portes coulissantes pour le compartiment passagers, en fonction de la longueur de carrosserie et de la hauteur de toit.

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Auteur

  • Bruno Gomes
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