Intermodes C’est à Bordeaux que s’est rendu, les 2 et 3 octobre derniers, le Club européen des villes et des régions intermodales. Les participants ont pu découvrir les solutions d’intermodalité développées dans une ville française.
Une première. Depuis la création du Club européen des villes et des régions intermodales en 2011, plusieurs villes européennes ont fait l’objet d’une visite d’étude. Les participants ont ainsi pu découvrir des solutions innovantes en matière intermodalité, notamment à Pontevedra en Espagne, à Londres au Royaume-Uni, à Bruxelles en Belgique et à Oslo en Norvège.
Jusqu’à cette année, aucune ville française n’avait été mise à l’honneur pour présenter son système de mobilité, mais les 2 et 3 octobre, la donne a changé: la septième visite du Club a eu lieu à Bordeaux.
La capitale girondine n’a pas été choisie au hasard par les organisateurs, mais bien parce qu’elle a réussi à développer une réflexion intermodale originale. Bordeaux a en effet choisi d’axer le développement de sa mobilité le projet d’un tramway, en hiérarchisant et en diversifiant les autres moyens de transports autour de ce mode lourd. Résultat: « Ici, chaque mode a sa place, et est aussi à sa place », constate Nathalie Leclerc, cofondatrice du Club. À cette stratégie, s’est ajouté un travail de collaboration entre les différentes AOT (autorités organisatrices de transport), pour mettre en place des solutions de mobilité pertinente sur l’ensemble du territoire et une amélioration constante du réseau. Ces actions, qui ont permis de dynamiser l’utilisation des transports publics, ont d’ailleurs convaincu les Bordelais, « puisque 91 % des administrés sont aujourd’hui satisfaits de ce qu’on leur propose en matière de déplacements », indique Nathalie Leclerc.
L’objectif de ce congrès dédié à l’intermodalité, et lancé à l’initiative d’Intermodes, est « d’organiser la visite de sites intermodaux exemplaires en Europe ou dans le monde », indique un document de présentation. Le Club s’adresse aux acteurs du transport en général, et plus particulièrement aux représentants de villes et de régions européennes. Développer un réseau entre les participants est aussi la mission de ces visites d’étude.
