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Une mobilité repensée autour du tramway

Pour réduire la place de la voiture, dans les années quatre-vingt-dix, Bordeaux a choisi d’organiser son réseau de transport autour d’un projet: celui du tramway.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Depuis 2010, la fréquentation des transports en commun bordelais a bondi de 24 %, tandis que le trafic routier a diminué de 18 % entre 2000 et 2009. Pourtant, la capitale girondine partait de loin pour atteindre ces résultats, considérée par la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) comme une ville qui pendant longtemps a tout sacrifié à la voiture.

Comment a-t-elle pu entamer cette petite révolution? Le secret du succès bordelais tient en un seul mot d’ordre: celui de développer et organiser l’espace public et la mobilité autour d’un projet emblématique, celui du tramway. La première phase de réalisation de ce mode de transport structurant, comprenant trois lignes, a été inaugurée entre 2003 et 2005, pour un montant de 690 millions d’euros.

Pour rappel, la réflexion de réimplanter un mode lourd dans la ville, alors qu’un précédent service de tramway avait été arrêté en 1958 pour faire place à la voiture, ne date pas d’hier: elle avait commencé dans les années soixante-dix. Il a cependant fallu attendre 1995 pour que le projet réussisse à s’imposer au détriment du métro jusque-là envisagé. Ont pesé les avantages multiples qu’il procurait. « Ce mode de transport, de surface, nécessite un réaménagement complet de l’espace urbain, contrairement au métro qui est le plus souvent souterrain », indique la communauté urbaine de Bordeaux (Cub). En clair, le tramway forçait la ville à repenser sa mobilité et l’occupation de l’espace dans sa globalité, et c’est exactement ce dont Bordeaux avait besoin.

De là, une multitude d’actions visant à limiter la place de la voiture telles que la modification du plan de circulation ou un contrôle d’accès dans l’hypercentre ont vu le jour. Tout le système de mobilité du réseau de l’opérateur TBC (Tram et bus de la Cub), géré par Keolis depuis 2010, a été réorganisé. De même, une hiérarchisation des modes de transport a été faite autour du tramway. Ce bouleversement s’est aussi accompagné d’un effort paysager et de la mise en place d’objets d’art un peu partout aux abords du tram. À savoir que cette réflexion autour d’un tramway roi a été adoptée à chaque endroit où passent les nouvelles lignes, y compris en périphérie.

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