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L’année polémique

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L’année polémique

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Des témoins de la Shoah

Le 14 mars, la SNCF peut être écartée d’un appel d’offres de six milliards de dollars pour la création d’une ligne ferrée dans le Maryland aux États-Unis, si elle ne verse pas d’indemnités aux victimes américaines de la Shoah et à leurs familles. Une affaire dénouée à Washington le 8 décembre avec la signature d’une convention engageant la SNCF à payer 48 millions d’euros aux victimes. Accord qui doit encore être validé par le Parlement français sous forme d’amendement à la loi de 1948.

Scandaleux permis de conduire

Le 23 avril, la colère gronde du côté de l’Union des enseignants de la conduite et de la sécurité routière qui n’hésite pas à qualifier les délais de passage du permis de conduire de « scandale », accusant un « État défaillant ». À l’automne, l’Assemblée nationale planchait sur les moyens de désengorger les centres d’examen et de diminuer le coût financier du précieux sésame.

Suppression des contrôleurs dans les TER

Le 25 avril, la mise en place du dispositif Équipement agent seul (EAS) sur les TER alarme les syndicats du rail. Si la direction assure que ce dispositif est déjà présent sur 90 % des trains en région francilienne, les syndicats craignent des suppressions de postes et dénoncent « des conséquences catastrophiques pour les usagers : vols en réunion, agressions, surcharge, descente sur les voies, activation frauduleuse des signaux d’alarmes, etc. »

Activistes anti vélib’

Dans la nuit du 14 au 15 avril, 367 vélib’ sont vandalisés à Paris et Montreuil par de mystérieux activistes qui accusent le groupe JCDecaux de « s’engraisser sur l’exploitation de prisonniers ». Ils font allusion à une convention signée par le groupe et le ministère de la Justice en 2012 qui permet à des mineurs accusés d’actes de vandalisme sur les vélib’ d’être envoyés dans les ateliers de fabrication du groupe, sur décision du procureur, sans passer par la case du juge pour enfants.

SNCF : pas de départs volontaires

Soupçonnée d’être sur le point de présenter un projet de départs volontaires lors de son comité central d’entreprise (CCE) du 13 mai, la SNCF assure que la question n’est pas à l’ordre du jour et qu’il s’agit d’une remise à plat du référentiel RH 0281 définissant, depuis 1954, les conditions d’indemnisation de tout agent qui choisit volontairement de quitter l’entreprise. Nuance.

Pot de terre contre pot de terre

La Compagnie des parcs et des passeurs du Mont-Saint-Michel, filiale de Transdev, est condamnée le 12 juillet par le tribunal de commerce de Paris à verser 1,1 million d’euros à l’éleveur des chevaux de trait utilisés pour les navettes entre le parking et l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Il jugeait les cochets de la PPMSM incompétents et avait décidé de ramener ses 32 chevaux à l’écurie.

Les intérimaires de la RATP

L’arrivée, le 13 août, de 12 conducteurs d’autobus intérimaires dans le centre RATP de Pavillons-sous-Bois (93) déclenche les foudres des cinq syndicats du groupe qui dénoncent une « initiative perverse » et se mettent en grève. Selon eux, les intérimaires n’auraient pas « le même niveau de formation exigé par la RATP » pour ses propres conducteurs.

La Fnaut et les lignes inutilisées

La Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) engage le 13 octobre un recours contre Réseau ferré de France (RFF) qu’elle accuse de laxisme dans la protection des lignes inutilisées. L’affaire concerne la ligne Rives-Saint-Rambert d’Albon. Cette liaison, qui ne connaît plus de trafic depuis plusieurs années, a été “empruntée” avec l’accord de RFF par le département de l’Isère pour y réaliser des travaux routiers.

Forcing sur le barreau LGV Limoges-Poitiers

Le conseil régional du Limousin vote le 16 octobre de nouveaux crédits de 5,5 millions d’euros pour la poursuite des études du barreau LGV Limoges-Poitiers. Un investissement de trop pour les opposants qui assurent que 30 millions d’euros ont déjà été dépensés en études depuis 2007. Voilà qui porte leur coût total et les acquisitions foncières à 150 millions d’euros.

Cour des comptes versus TGV

La Cour des comptes dévoile le 23 octobre son rapport sur le TGV. Un document attendu qui dresse un état des lieux inquiétant. Son verdict : « le choix de nouvelles lignes à grande vitesse sur grande distance doit être entouré de plus de garanties de pertinence. » En cause : une rentabilité socio-économique surestimée pour une fréquentation et un chiffre d’affaires stables depuis six ans.

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