Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Quoi de neuf dans les transports intelligents?

Congrès Le 42e congrès Atec ITS s’est tenu les 27 et 28 janvier à Montrouge. Au total, 1 300 personnes ont participé à ces rencontres de la mobilité intelligente et 72 entreprises étaient présentes sur les stands du salon.

« Soyons tous conscients de ce formidable potentiel que constituent les transports intelligents », introduisait Alain Vidalies, secrétaire d’État aux transports, à l’ouverture du 42e congrès Atec ITS. Comme chaque année, ces « rencontres de la mobilité intelligente » ont réuni, autour de tables rondes les 27 et 28 janvier, experts, industriels et élus.

Comme chaque année, ces spécialistes ont essayé de répondre à l’intarissable question: quels sont les transports de demain? Et comme chaque année, chercheurs et ingénieurs ont pu user sans retenue de ce langage bien à eux que le néophyte cherche en vain à déchiffrer. Le congrès Atec ITS reste fidèle à lui-même, à ceci près qu’il a déménagé à Montrouge (après Versailles et Issy-les-Moulineaux). « L’audience s’accroît, nous avions besoin de locaux plus importants », justifiait le 27 janvier Bernard Basset, président du congrès, devant un amphithéâtre plein.

En marge des débats, 72 exposants présentaient leurs nouveautés technologiques (contre 67 exposants en 2014). Parmi ces nouveaux venus, le président s’est félicité d’accueillir des acteurs du spatial parmi les membres du congrès, ou encore les télécommunications, « les derniers arrivés », comme Orange par exemple.

Mobilité durable

La mobilité intelligente est devenue synonyme de solution durable, ou d’alternative à la voiture polluante. L’urgence de son développement était sous-jacente dans les discours. Alain Vidalies s’est alarmé. « En matière de transport, il y a un retard dans la prise en compte concrète de ce qui devrait être fait pour maîtriser la croissance des émissions de gaz à effet de serre et de pollution. »

Pour lui cependant, « il ne s’agit pas d’opposer mobilité et environnement, mais de développer une mobilité durable, grâce à un usage plus fort des modes de transport fondé sur le numérique, l’éducation et la coopération des modes de transport, des acteurs de la mobilité et des usagers eux-mêmes. » Le congrès mondial ITS, à Bordeaux en octobre prochain, sera pour lui « une occasion exceptionnelle de faire passer ce message ».

L’erreur est humaine

Au-delà des mots et des promesses, 2015 pourrait-elle être l’année des réalisations? Le secrétaire d’État a énuméré les « chantiers en cours ». Parmi eux, l’institut Vedecom, créé en février 2014, spécialisé dans la recherche et l’expérimentation de modes de transports alternatifs. « 90 % des accidents proviennent d’une erreur humaine », rappelait Antoine Mullender, directeur général de l’institut.

Avec un budget de 300 M€ alloués sur dix ans, Vedecom devrait développer les prochains véhicules à recharge par induction dynamique. Selon son directeur, l’objectif est « d’expérimenter les véhicules sur le territoire ». Pour cela, d’ici 2017, les membres de l’institut déménageront sur le site de Versailles-Satory où des pistes de circuit permettront les essais grandeur nature. Côté innovation, le secrétaire d’État insiste sur le travail de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), en coopération avec des start-up.

Parmi les autres projets en cours, Scoop@f, projet de déploiement pilote de systèmes de transport intelligents coopératifs financé par la Commission européenne. Scoop@f prévoit notamment de faire dialoguer 3 000 véhicules avec 2 000 km d’infrastructures routières d’ici 2016. L’ouverture des données publiques dans les transports est une source « d’inquiétude », selon Alain Vidalies, qui devrait recevoir un rapport « prochainement ». L’objectif étant d’« éviter les obstacles, et notamment celui d’un abus de position dominante par les géants de l’internet. »

Quelques outils en bref

Mesurer les déplacements mobi-lise

Financé par l’Ademe, le projet mobi-lise permet de faire participer l’usager pour mesurer les comportements de transport des voyageurs sur un réseau. Mobigis, l’entreprise mère du concept, a développé une application mobile pour partager les données. Les premières expérimentations auront lieu « courant 2015 », selon Sabine Sabathier, responsable commercial et produits.

Bluescan

Développé par l’entreprise éponyme, Bluescan est un projet de traçage anonyme. Grâce à des radars, des caméras HD et thermiques, le système permet de compter le trafic des voyageurs sur un point précis – qu’ils soient motorisés, à vélo, piétons, se déplaçant en autobus ou en tramway – pour mesurer l’impact de l’aménagement urbain par exemple.

Trouver son chemin, et son Vélib’

L’application Cycl’où est le fruit d’un partenariat entre Systra, filiale de la RATP et de la SNCF, et la start-up Pysae. Elle est née d’un constat simple: « Le Velib’ c’est super, mais quand je l’utilise, je tombe sur des stations pleines ou des stations vides », explique Antoine Chèvre, cocrédacteur du projet. L’outil permet donc de calculer un itinéraire à vélo et d’indiquer les places libres à la station sélectionnée grâce à un calcul de probabilité.

Retour au sommaire

Auteur

  • Capucine Moulas
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format