« L’Ademe travaille sur les nuisances sonores des véhicules, mais pour l’instant elles ne sont pas encore valorisées dans nos différentes publications sur les véhicules lourds… il y a déjà tellement à faire sur le reste! », déclare laconiquement Denis Benita, expert du service Transports à l’Ademe.
Epvre Delquie de PVI est plus loquace: selon lui, c’est tout l’écosystème qu’il faut prendre en considération, et cela inclut l’infrastructure!
C’est pour cette raison que PVI promeut son WATT System à base de supercondensateurs: il ne requiert pas de transformateurs ni de sous-stations comme pour les réseaux de tramways, de trolleybus ou les stations de charge rapide. Mais cela pose la question des méthodes et des outils d’analyse. Face à la profusion de solutions techniques, il est difficile de trouver des points de comparaison pertinents.
On pourrait souhaiter l’émergence d’une méthodologie commune, « Il me semble [que cela existe], mais nous n’avons pas participé à la rédaction de ces préconisations… De plus en plus d’autorités organisatrices testent les nouveautés technologiques (bus électriques et hybrides) avant de passer à l’acte d’achat, chacune avec ses propres méthodes et protocoles de mesures », résume Denis Benita. Cet aspect méthodologique est un des enjeux du programme européen ZeEUS, notamment pour savoir quand et comment mettre en place une démarche d’implantation de véhicules électriques dans les réseaux de transports publics.
Reste la question de la production des batteries: si la partie sèche est une part du problème (les métaux représentant environ 50 % de la masse d’une batterie de traction), le vrai danger pour l’environnement (sols et eaux) vient des solutions fluorées requises pour l’électrolyte des batteries, et les accumulateurs lithium-ion ne dérogent pas à la règle.
Bref: pour connaître les coûts réels d’exploitation, la disponibilité opérationnelle des véhicules et avoir un bilan global sur ces véhicules, il faudra encore patienter. Quand à l’impact environnemental global personne ne semble sérieusement se pencher sur le sujet et le silence radio de spécialistes des batteries tels que le CEA, SAFT ou Valence Technologies pourtant sollicités à plusieurs reprises, ne dit rien qui vaille.
