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Alstom avance ses offres tramway pour l’UITP

Attractis et SRS Pour l’Union internationale des transports publics (UITP) Milan 2015, Alstom a peaufiné son offre, entre une vision tramway globale dite intégrée et une nouvelle solution sans caténaire. Toutes deux issues de l’expérience de l’entreprise, elles permettent d’aborder des marchés très prometteurs, aussi divers qu’espérés.

« Il s’agit de réduire aussi bien les coûts que les temps de réalisation des projets », rappellent conjointement Roger Courrejou et François Blanc, respectivement directeur Projections tramways et directeur Développement des concessions chez Alstom Transport. Pour cette offre spécifique, ce sont des villes de 500 000 habitants, dans des pays émergents tels ceux d’Afrique et d’Amérique latine, pour lesquelles le groupe affiche l’ambition d’avancer des « offres structurantes et à capacités évolutives »(1).

Prenant en compte l’idée de réseau, ces offres sont basées sur l’expérience tramway du groupe avec le concept du Citadis. Il reste au cœur du système et peut s’adapter à toutes les nouvelles normes, avec toutes les interfaces envisageables, en amont comme en aval(2), et notamment avec les nouvelles solutions d’exploitation intégrées: gestion globale des réseaux tous modes confondus, maintenance des rames, voire celle des infrastructures, option déjà avancée par Alstom dans de nombreux contrats.

Attractis est une offre qui viserait particulièrement « l’extra-européen ». Elle proposerait ces solutions totalement intégrées, quitte à travailler en amont avec des entreprises de génie civil locales pour optimiser les coûts d’infrastructure et aboutir à des factures kilométriques qui seraient inférieures d’au moins 20 % à celles en vigueur en France et en Europe.

Une solution sans fils

Autre nouveauté proposée par Alstom Transport et mise en avant à l’occasion de l’UITP, le SRS comme la « solution de recharge par le sol ». On connaît la technologie de l’APS, l’alimentation par le sol. Cette solution sans caténaire innovante a été proposée il y a près de 15 ans pour le tramway de Bordeaux. Elle a été largement mise en œuvre ailleurs par Alstom, avec pas moins de 350 rames et 150 km de lignes aujourd’hui en fonctionnement dans le monde.

Cette démarche a fait expérience: Alstom la propose en une version en station. « Avec une adaptation de type biberonage stationnaire au sol », comme le résument Philippe Bertrand et Philippe Veyron, respectivement directeur stratégique Infrastructures ferroviaires et directeur Solutions électrification chez Alstom Transport. C’est une solution qu’ils qualifient aussi « d’infrastructure cachée ». En effet, les parties techniques d’alimentation électriques sont intégrées dans le mobilier urbain. Les systèmes d’émission des signaux codés, pour les tramways prêts à s’alimenter rapidement(3) via leurs batteries, sont aussi « invisibles » dans l’environnement urbain. Ces solutions seraient également « multimodales et compatibles tout véhicule »(4). De même que les tramways, les trolleybus et les autobus électriques peuvent s’alimenter à la même source par leurs frotteurs ou leurs capteurs, dans une station commune ou sur des sites dédiés qui seraient installés parallèlement pour ne pas multiplier les infrastructures. C’est à la condition de disposer, bien évidemment, de batteries surcapacitaires à recharge rapide, embarquées dans les rames et les véhicules.

En tout état de cause, l’objectif d’Alstom Transport est de pouvoir offrir une panoplie complète d’alimentation électrique avec des solutions sans fil, adaptables aussi bien aux tramways qu’aux autobus, voire aux taxis et aux camions. Ces solutions peuvent être en continu, comme avec l’APS, en énergie embarquée avec la recharge en continu sur les trajets situés en amont et en aval de la section sans caténaires (tramway de Nice), ou en alimentation ponctuelle en station avec la future technologie SRS.

L’offre envisagée est celle du tram classique le plus capacitaire possible, avec des performances de 14 000 voyageurs par sens en heure de pointe, avec des rames de grand gabarit (2,65 m), soit jusqu’à 20 000 voyageurs par jour à une cadence aux 3 minutes, soit le T3 parisien qui serait poussé à son maximum.

Y compris les systèmes d’information pour les voyageurs, avec des applications telles que la gestion des opérateurs multimodaux.

Le constructeur met en avant de fortes performances de type 1 500 A pour une tension de 0,75 kV, ce qui permet un biberonage rapide.

Avec une double source d’alimentation d’énergie, compte tenu du non-retour électrique sur les pneumatiques. La même solution est valable pour les trolleybus, voire aussi pour les camions, puisqu’une expérimentation financée par un programme scientifique européen est en actuellement en cours en Suède. Il s’agit d’un partenariat entre Alstom, Volvo Trucks et le gestionnaire des infrastructures routières nationales.

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Auteur

  • Michel Chlastacz
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