On parlait déjà de l’électrique à la précédente édition du congrès UITP, en 2013 à Genève. Le sujet est apparu nettement plus avancé cette année à Milan. Passée la phase d’enthousiasme, le transport public semble commencer à se poser les vraies questions, et par conséquent à être confronté à de vrais choix. «
Rares étaient les stands des constructeurs à ne pas exposer, ou au moins à ne pas évoquer publiquement les projets d’électrification de leur gamme de bus urbains. D’après les projections de l’UITP, obtenues dans le cadre du programme d’innovation 3iBS (intelligent, innovative, integrated Bus Systems), les responsables de parc prévoient une nette évolution de leur matériel roulant vers l’électrique. 41,5 % des flottes d’autobus urbains seront électriques, réparties entre hybrides, 100 % batteries, plug-in hybrides, trolleybus ou pile à combustible.
En deux ans, le chemin parcouru au niveau technologique n’est pas négligeable: l’électrique arrive en ligne de mire pour des productions industrielles de série annoncées à partir de 2018-2019, et l’hybride est aujourd’hui relégué à ce qu’il est réellement, une solution intermédiaire et temporaire. L’électrique cherche désormais à sortir de son statut de prototype et de présérie. Et ce n’est pas le plus simple des problèmes à résoudre…
