Voilà une rentrée qui démarre sur les chapeaux de roues! Si la “grande affaire” du moment pour les transports publics consiste bien entendu en un développement que l’on espère exponentiel des lignes d’autocars, d’autres sujets mobilisent aussi les esprits. L’équilibre financier des collectivités en est un par exemple, qui risque fort de revenir sur le tapis de façon récurrente. Dans un secteur où les besoins foisonnent, les investissements ont en effet peu de chance de se réduire, et bien peu d’observateurs semblent aujourd’hui en capacité d’expliquer comment les autorités organisatrices vont pouvoir financer tout cela. Par ailleurs, la redistribution des cartes qui naîtra des élections régionales de décembre prochain dessinera un paysage administratif totalement nouveau. Au-delà des couleurs politiques qui s’afficheront, ce sont bien les équilibres démographiques et économiques des nouvelles régions qui posent question. Ajoutons à cela la prise de pouvoir progressive des métropoles dans le grand jeu des compétences, et nous devrions bien assister à une révolution territoriale faite, dans le secteur des transports collectifs, d’une multitude de connexions nouvelles – ou d’un genre nouveau – entre les différents protagonistes concernés.
Dans ce paysage finalement peu bucolique, la fameuse libéralisation des lignes d’autocars ferait presque figure d’arbre cachant la forêt en marche. Un phénomène qu’il faudra observer avec d’autant plus d’attention que le casting des acteurs – et pas seulement dans le domaine politique – semble devoir se modifier subtilement mais durablement. Comment ne pas être sensible par exemple à l’arrivée en force d’un Bolloré sur la scène, surfant sur la mode du tout électrique? Mieux, il paraît maintenant impossible de chasser d’un simple revers de main des changements de mœurs profonds, généralement simplifiés sous la formule « uberisation de la société ». Ce sont tous ces phénomènes qui vont nourrir les réflexions et le travail de notre rédaction dans les semaines et les mois à venir pour répondre à vos besoins d’information. Avec, nous pouvons désormais l’annoncer, une profonde évolution de votre magazine, d’ores et déjà programmée pour le numéro en date du 2 octobre. Mais attention, tout vient à point…
