À l’image de Megabus, l’allemand FlixBus compte bien s’imposer rapidement en France sur le marché des lignes d’autocars nationales.
La start-up, créée en Allemagne en 2011, a elle aussi très vite sauté sur l’opportunité de développement des lignes apportée par la loi Macron. Déjà présente sur le territoire depuis le 21 mai avec l’ouverture de trois lignes internationales entre Paris, la Belgique et les Pays-Bas, la compagnie a annoncé le lancement, le 7 août, d’une ligne nationale Paris-Reims-Metz. Et elle ne compte pas en rester là.
Interrogé fin août par Bus & Car, Pierre Gourdain, directeur général France de FlixBus expliquait: « Au 1er septembre, les premières lignes du réseau français seront en service […] et une vingtaine de villes françaises devraient être desservies dès le début septembre [telles que Paris, Reims, Metz, Clermont-Ferrand, Bourges, Chambéry, Lyon, Dijon, Toulouse, Strasbourg, Mulhouse, Besançon, Belfort, Valence, Montpellier, Grenoble, Bordeaux et Le Havre, ndlr ]. »
Ce rythme de créations devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année: « Le réseau va continuer à grandir à un rythme très soutenu au cours du quatrième trimestre 2015. L’ambition est de desservir l’ensemble des villes grandes et moyennes en France et d’assurer ainsi plus de 100 connexions, en cohérence avec ce que nous annonçons régulièrement », a ajouté Pierre Gourdain. Et l’objectif à terme est « de devenir leader sur le marché français des lignes régulières d’autocars début 2016. »
Ce développement rapide, la start-up espère bien pouvoir le réaliser grâce à son système de fonctionnement particulier qui a fait ses preuves en Allemagne: signer des partenariats avec des autocaristes locaux. « À date, plus d’une vingtaine de partenaires ont déjà signé avec FlixBus et plus de 50 véhicules sont ou seront dans un avenir proche en mesure de circuler sur les routes de France », indique ainsi la compagnie.
Pour se démarquer, FlixBus ne compte pas pour autant jouer sur les tarifs low cost comme c’est le cas de son concurrent Megabus, les prix proposés étant « déjà faibles par rapport aux trains (trajets en moyenne de 20 euros) », estime le directeur général France. En revanche, la compagnie espère se démarquer au niveau du confort: ainsi, outre les traditionnels wifi ou prise électrique à bord présents chez tous ses concurrents, les voyageurs se verront proposer une offre de snacking, de boissons, etc.
À moyen terme, la stratégie est également bien définie: « Si nous allons nous cantonner au début à des destinations plus classiques dans le cadre de notre développement (les principales villes et agglomérations de France), précise Pierre Gourdain, nous pensons que la souplesse de fonctionnement du car liée à la puissance de nos outils analytiques […] nous permettra dans un deuxième temps d’aller chercher des marchés plus spécifiques: hauts lieux touristiques, destinations en dessous de 100 kilomètres (comme la connexion avec les aéroports par exemple). »
