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Un placement rentable, sans glamour

VDL Véloce et efficace, le petit frère du FHD2, lauréat en 2011, se frotte à la compétition avec de nouveaux atouts.

Plus économique et moins équipé, ce Futura décline les savoir-faire du constructeur néerlandais, mais se révèle peu séduisant à bord pour les passagers.

Entre rentabilité et séduction, le FMD2 se place côté bourse.

VDL FMD2
Fiche technique

Longueur/largeur/hauteur

12,875 / 2,55 / 3,5 m.

Moteur

DAF MX-11 271 Euro VI de 10,8 litres développant 369 ch.

Boîte de vitesses

Automatisée ZF-AS Tronic 12A-S1601 avec ralentisseur intégré intégré ZF-Intarder 3.

Freins

À disque intégral avec EBS, ESC, ABS, ESR, ACC (Adaptive Cruise Control), LDWS (Lane Departure Warning System).

Suspensions et essieux

Pneumatiques intégraux, roues indépendantes à l’avant.

Capacité et aménagement

49+1+1.

Volume de soutes

8,1 m3 (avec toilettes et rampe UFR), 9,8 m3 (sans toilettes ni UFR).

Réservoir

2 × 330 litres. AdBlue: 50 litres.

Du côté de l’atelier

La standardisation a du bon

Comme souvent chez VDL, les pièces de carrosserie sont pensées pour être interchangeables: ainsi les portes de soutes et les baies vitrées latérales sont-elles standardisées avec d’autres modèles de la gamme et certaines références identiques entre elles! De même, la face avant, commune avec le grand FHD pour certaines pièces (dont l’éclairage) est montée en trois parties pour réduire les coûts en cas de touchette. Le marchepied avant est très bien conçu et la trappe offre un vrai dégagement vers le bas. L’usage massif de matériaux composites supprime les soucis éventuels de corrosion.

Les soutes sont très vastes si on les rapporte au gabarit du véhicule, le plus bas de la confrontation de ce Coach Euro Test 2015 (seulement 3,5 m de hauteur hors tout). L’élévateur UFR optionnel implique une porte médiane plus large et profite d’une excellente intégration à bord, mais son utilisation pénalisera forcément le flux des passagers aux arrêts. Un choix différent d’Iveco Bus qui a préféré une 3e porte. L’équipement Oil System prend un peu de place en soutes, lesquelles sont traversantes. Le réservoir à gazole de 660 litres optionnel donne droit à deux goulottes de remplissage. Par contre, le réactif AdBlue est situé à l’arrière, près des catalyseurs. L’entretien avec vidange de l’huile moteur et de sa cartouche filtrante est prévu tous les 75 000 km.

VDL étant un partenaire officiel de DAF, les clients peuvent bénéficier de l’assistance DAF-ITS.

La sellerie, ici basique, peut être commune avec le VDL FHD2 (sièges VDL séries 100 ou 300). Des sièges Vogel Eco ou Contouro peuvent aussi être montés.

Le montage moteur repose sur le seul DAF MX-11 réglé à 330 ou 370 ch. VDL laisse le choix de la transmission d’origine ZF dans tous les cas: boîte manuelle 6 rapports, robotisée 12 rapports ou automatique à convertisseur 6 vitesses. La mise au neutre de la boîte ZF-AS Tronic optionnelle est prévue automatiquement après 5 minutes en stationnaire.

+

Intégration astucieuse de l’élévateur PMR.

Accessibilité moteur bien pensée.

Standardisation poussée des pièces de carrosserie.

Fonctionnement de l’élévateur UFR capricieux.

Double trappe à gazole exigeant l’option double réservoir.

Roue de secours en option.

Prise en mains

Le Hollandais volant

Le VDL Futura FMD2 soigne son conducteur car il reprend l’essentiel du grand frère FHD2: la planche de bord est réussie, tant en qualité perçue qu’en ergonomie, la finition est sans reproches et l’agrément de conduite, en particulier au niveau des suspensions et de la direction, fait que le “petit” FMD peut affronter tout type de parcours sereinement.

Une vraie polyvalence, appréciable pour les entreprises comme pour les conducteurs. Aptitudes confirmées par l’usage du moteur DAF MX-11, toujours aussi hargneux rapporté à sa cylindrée. La tenue de route est tout aussi impressionnante. Bref, côté liaisons au sol et chaîne cinématique, le VDL Futura FMD2 ne craint personne!

Dans les plaines Balkaniques, à vide, le moteur réglé à 369 ch et la boîte robotisée ZF-AS Tronic se sont très bien accordés et les changements incessants constatés à pleine charge sur le sournois parcours d’essai Bus&Car n’ont ici plus cours. La boîte a même brillé par sa douceur et sa pertinence de programmation. Dommage qu’elle ne sache pas ramper en manœuvres ou dans les encombrements. Mais VDL a la solution dans le catalogue: l’option boîte automatique ZF EcoLife à convertisseur.

Les nombreux espaces de rangement, la facilité de lecture et d’utilisation de la climatisation et du chronotachygraphe contribuent au plaisir ressenti à bord. Plaisir gâché par un pavillon en matériaux composites ayant la fâcheuse tendance à transmettre les sons: flux du vent sur le toit lors du roulage sur autoroute ou gouttes de pluie, il est vraiment trop mal insonorisé. Le gain de poids atteint ici ses limites!

Le pédalier avec son frein articulé au plancher fait vieille école mais se révèle finalement bien agréable d’utilisation. On regrettera quelques commandes au volant parfois peu intuitives (en particulier le régulateur de vitesse en descente, signé DAF) et un volant venant masquer certains témoins. Masqué également, l’avant du véhicule du fait d’une planche de bord très haute et massive, ce qui pénalise la conduite en ville. L’usage de l’antéviseur est indispensable!

+

Agrément moteur.

Boîte de vitesse robotisée réussie (option ZF-AS Tronic).

Tenue de route et confort exceptionnels.

Visibilité avant limitée.

Commandes au volant peu intuitives.

Pavillon sonore.

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