Sunsundegui Avec un châssis Volvo, le carrossier basque démontre l’étendue de ses capacités de création et d’innovation dans l’habitacle et les équipements. Bien conçu en configuration ligne longue distance et vraie surprise de ce concours, les qualités du SC7-B11R sont toutefois bridées par la faiblesse de l’après-vente.
Longueur/largeur/hauteur
13,125 / 2,55 / 3,58 m.
Moteur
Volvo D11K Euro VI SCR et EGR de 10,8 litres développant 460 ch.
Boîte de vitesses
Automatisée Volvo I-Shift AMT à 12 rapports avec retardeur intégré.
Freins
À disques avec ABS, EBS, ESP, ASR.
Suspensions et essieux
Essieu avant indépendant, châssis Volvo B11R.
Capacité et aménagement
48+1+1.
Volume de soutes
11,10 m3.
Réservoir
600 litres. AdBlue 64 litres.
Le Sunsundegui SC7 saura se faire aimer des conducteurs: les impressionnants rétroviseurs sont articulés, aussi bien à gauche qu’à droite, afin de limiter le risque de casse sur le mât. Et si telle déconvenue devait survenir, un portique doté de son miroir (ambidextre) de secours est prévu dans un logement en soute!
Les circuits électriques sont dans un logement fermé et isolé, dissimulé en avant des soutes. Autre détail qui signe le savoir-faire d’un carrossier: les joints de porte de soute ne sont pas montés sur la carrosserie mais sur les portes elles-mêmes, ce qui évite les dommages et les dégradations dans le temps. Les joints de revêtement de sol sont sur les parois verticales et non dans la cornière pour faciliter aspiration et lavage par le conducteur.
Côté maintenance, Volvo affirme que les clients Sunsundegui SC7 peuvent utiliser l’assistance VAS Volvo, mais en Bulgarie, elle n’a pu réinitialiser l’électronique de bord et effacer les codes défauts.
Le moteur D11 monté sur ce châssis B11R Euro VI est bien connu des camions Renault Trucks et la boîte robotisée I-Shift 12 rapports dispose enfin d’une mise au neutre automatique temporisée.
L’EGR n’est pas interrefroidi, ce qui pénalise le rendement mécanique mais réduit les contraintes thermiques sur le circuit de refroidissement moteur. Typé long courrier Ibérique, le réservoir fait 600 litres avec une option à 910 litres combinée à une double trappe de remplissage.
La maintenance est prévue tous les 80 000 km, un peu court pour un usage ligne internationale, mais adapté au grand tourisme. L’accès aux fluides hydrauliques, jauges à huile moteur, nourrice de liquide de refroidissement et courroies est satisfaisant. Les mécaniciens feront attention à la canalisation de l’EGR et aux durites de suralimentation qui sont au premier plan en entrée de baie moteur: ces éléments sont brûlants lorsqu’il faut accéder à la salle des machines après roulage.
• Nettoyage quotidien facilité.
• Rétroviseurs bien pensés.
• Soutes faciles d’accès et bien conçues.
• Quid de l’accès UFR?
• Tuyauteries très chaudes en entrée de baie moteur.
• Quid du réseau après-vente?
Quelle joie de retrouver le Sunsundegui SC7 découvert à Autocar Expo 2014! Son style reste toujours aussi spectaculaire et original, tout en évitant le piège fréquent chez les stylistes hispaniques d’un design surchargé. Ici, le style a été pensé en tenant compte de la fonction: le menton avant permet de situer exactement l’avancée des rétroviseurs, lesquels sont très efficaces. Le poste de conduite est spacieux et le conducteur appréciera tout particulièrement le vaste réfrigérateur voisin du siège, ainsi que les nombreuses bouches d’aération situées sur le montant de pare-brise. La climatisation s’est révélée particulièrement efficace.
L’ergonomie est bonne, avec là encore de nombreux espaces de rangement. La finition est impeccable, mais on regrette la mauvaise intégration de certains interrupteurs: cet aspect bricolé fait tâche dans un tel ensemble. On regrettera surtout que le véhicule d’essai a été victime de pannes électroniques au niveau du châssis: programmateur de vitesse et régulateur de vitesse adaptatif hors d’usage, ralentisseur générant des alarmes intempestives à sa remise à zéro, Volvo nous avait habitués à mieux! À propos du ralentisseur, le levier qui l’actionne est une fois de plus beaucoup trop court: il faut quasiment passer la main à travers le volant, c’est brouillon et dangereux.
Pour le reste, le moteur D11 de 460 ch et la boîte robotisée Volvo I-Shift se sont très bien associés, les accélérations sont brillantes. Cependant, la boîte a surpris par des réactions parfois brutales lorsque l’on remet le moteur en charge. La tenue de route est sans reproches, tout au plus pourra-t-on juger les suspensions un peu fermes pour un fessier français.
• Gabarit facile à cerner.
• Aération et rétrovision soignées.
• Ensemble moteur-boîte brillant.
• Électronique Volvo capricieuse.
• Manque d’intégration de certains interrupteurs.
• Hauteur hors tout importante.
