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L’ascension exemplaire du groupe Lacroix

Success storyLe groupe Lacroix fait partie des rares entreprises de taille intermédiaire à poursuivre sa croissance. En soixante ans, la petite PME s’est imposée comme le premier opérateur indépendant en Ile-de-France, et c’est maintenant un groupe de 1 100 salariés qui part à la conquête de nouveaux marchés.

Au 30 juin 2015, le chiffre d’affaires du groupe Lacroix, l’un des rares autocaristes indépendants français de plus de 1 000 salariés, dépassait les 103 M€. En croissance régulière, les résultats de cette entreprise familiale, fondée en 1953 par Henri Lacroix, donnent raison à son Pdg Jean-Sébastien Barrault, lequel estime que « les PME ont toute leur place dans le paysage des transports publics de demain ».

Méthode Coué diront certains? Pas si sûr. En observant à la loupe l’ascension du groupe, il y a de quoi donner des raisons d’espérer aux entrepreneurs du secteur qui se désespèrent de voir leur marge fondre comme neige au soleil. « Je suis intimement convaincu que les entreprises indépendantes ont leur mot à dire. Les autorités organisatrices de transport (AOT) ne voudront pas avoir à faire exclusivement avec les trois majors. Des entreprises comme la nôtre entretiennent la concurrence », affirme le directeur de l’entreprise basée à Beauchamp (Val-d’Oise). Dans un contexte de forte concentration, plutôt que de se braquer contre les grandes locomotives du transport public (RATP Dev, Transdev et Keolis), qui prospèrent et grossissent d’année en année, il a su travailler en bonne intelligence avec elles. « Nos relations sont bonnes. Nous possédons d’ailleurs des filiales communes avec certaines d’entre elles », poursuit Jean-Sébastien Barrault, insistant sur la « qualité de service, l’excellence du savoir-faire, la proximité avec les collaborateurs » pour se différencier. « Cars Lacroix, Cars Hourtoule et Stivo sont, par exemple, des réseaux certifiés NF Service », se félicite-t-il.

Solide implantation en Ile-de-France

Le groupe compte 19 filiales, installées dans cinq départements (Eure, Oise, Seine-Maritime, Val-d’Oise et Yvelines), parmi lesquelles Cars Hourtoule (Plaisir), Grisel (Gisors), PNA-Aérial (Fontainebleau), Stavo (Plaisir) et VitaBus (Beauchamp). Elles portent haut les couleurs du groupe Lacroix qui, avec 37 lignes régulières, 650 véhicules et 12 millions de passagers par an, s’est imposé comme l’un des transporteurs les plus importants en Ile-de-France. Il participe aussi au capital de nombreux acteurs, aux premiers rangs desquels Stivo, Vexin Bus, Cité Bleue, et dans une moindre mesure Tim Bus (transport interurbain de Magny-en-Vexin), Debras voyages, Sqybus (réseau d’autobus urbains de Saint-Quentin-en-Yvelines), la société des gares routières Sogarap ou le logiciel d’informations voyageurs Ordicars. Et ce n’est sans doute pas fini: « Nous sommes toujours attentifs aux bonnes opportunités », avance Jean-Sébastien Barrault, élu en juin dernier administrateur général d’Optile (organisation professionnelle des transports d’Ile-de-France).

Le groupe va poursuivre sa politique de croissance externe en s’attaquant à de nouveaux marchés, en France et à l’étranger: « Nous sommes sortis de l’Ile-de-France en 2006. Nous avons repris en début d’année Route Marine, une entreprise dans le Rhône, avec les Autocars Maisonneuve et les Courriers Rhodaniens. » Le groupe Lacroix vient aussi de renforcer ses positions en Tunisie, où il s’était implanté en 2010 avec le rachat de 15 % du capital de la Société tunisienne de transport de voyageurs (STC): « Ce développement du Groupe Lacroix au-delà des frontières de la métropole en fait désormais le premier transporteur français à pénétrer le marché tunisien », peut-on lire sur son site internet.

Cap sur les lignes interrégionales

Cette stratégie d’expansion s’accompagne de la volonté de diversifier les activités. Bien que son savoir-faire repose principalement sur la gestion des lignes régulières urbaines et interurbaines (plus de 65 % du chiffre d’affaires), le tourisme prend une place non négligeable. Du reste, le groupe possède trois agences de voyage qui génèrent environ 5 % de son chiffre d’affaires. « Nous n’oublions pas le transport scolaire ni le développement d’une gamme de services, comme la location de véhicules, pour optimiser notre parc », indique Jean-Sébastien Barrault.

Ravi de la libéralisation des lignes d’autocars de la loi Macron, après des années d’intense lobbying de la FNTV (Fédération nationale des transports de voyageurs), Jean-Sébastien Barrault envisage de se positionner sur ce nouveau marché dans un avenir proche, « Nous avons éventuellement des projets, mais c’est trop tôt pour en dire plus. Notre moment viendra ». Volontaire mais prudent, le jeune Pdg de 41 ans loue les vertus de la patience.

J.-Sébastien Barrault, Pdg du Groupe Lacroix

« Les PME ont toute leur place dans le paysage des transports publics de demain. Je suis intimement convaincu que les entreprises indépendantes auront leur mot à dire. »

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Auteur

  • Xavier Renard
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