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Futuriste?

Match de navettes sans chauffeur

Les entreprises françaises EasyMile et Navya ont profité du congrès ITS pour présenter leurs véhicules de transport de passagers autonomes.

On ne pouvait pas les rater. Dès l’entrée du parc des expositions, de petites navettes attiraient l’attention. Pour leur design original, et surtout pour leur absence de chauffeur. Le congrès mondial des transports intelligents était l’occasion rêvée de présenter ces bijoux de technologie, baptisés EasyMile et Navya. Véhicules autonomes destinés au transport de personne, ils sont l’œuvre de deux entreprises françaises.

EasyMile a été créée il y a 18 mois par le constructeur automobile Ligier et le spécialiste des solutions robotisées Robosoft, elle est installée à Toulouse. « Ligier nous apporte son savoir-faire de groupe industriel qui produit 10 000 véhicules par an et Robosoft son savoir-faire robotique », explique Luc Barthélemy, responsable de la production.

La PME lyonnaise Navya est née en juin 2014 du rachat des actifs de la société parisienne Induct. On retrouve à son capital le fonds d’investissement Robolution Capital, lancé par Bruno Bonnell.

Dernier kilomètre

EasyMile et Navya visent le même marché: le dernier kilomètre, et plus particulièrement les sites fermés susceptibles de transporter du public, aéroports, parcs d’attraction, centres industriels, campus universitaires, parcs des expositions, etc. Au premier abord, les deux PME présentent des véhicules aux caractéristiques assez proches. Chacun possède toutefois ses particularités.

EZ10, le véhicule d’EasyMile présenté lors du congrès ITS, peut transporter douze passagers: 6 assis et 6 debout. Sa vitesse maximale est de 40 km/h, avec une vitesse d’exploitation de 15 à 20 km/h. La navette Navya Arma peut quant à elle embarquer 15 personnes: 11 assises et 4 debout. Si elle peut atteindre les 55 km/h, sa vitesse de service se situe plutôt autour des 20 km/h. Dans les deux cas, les suspensions calculent le poids total des passagers et bloquent le véhicule en cas de surcharge.

Les deux navettes sont équipées de batteries Life04 qui assurent jusqu’à 14 heures d’autonomie. En ce qui concerne EZ10, la recharge s’effectue manuellement, et prend environ 8 heures. « Pour la Navya Arma, la recharge se fait par induction et ne nécessite pas d’intervention humaine », explique Christophe Sapet, président de l’entreprise.

Nouvelles versions en préparation

Côté production, EasyMile a déjà fabriqué 15 navettes et prévoit d’en livrer 50 en 2016. « EZ10 est commercialisée à Singapour et dans une université des Pays-Bas, déclare Luc Barthélemy. Nous avons également conclu un partenariat avec Stantec en Californie. » La prochaine version, qui sera disponible en mai, permettra une production industrielle des véhicules dans l’usine de Ligier.

Navya annonce deux ventes pour des clients étrangers, dont les noms seront communiqués dans les prochaines semaines. « Nous voulons produire 50 véhicules en 2016, en passant par de la sous-traitance pour la fabrication », explique Christophe Sapet. Une version rallongée de EZ10 est déjà à l’étude.

Le match qui oppose EasyMile et Navya ne fait que commencer, et devrait attirer d’autres compétiteurs: le marché du véhicule autonome est estimé à plus de 515 Md$ d’ici 2035.

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Auteur

  • Yann Buanec
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