Le 9 novembre, la RATP a lancé une campagne, « Stop, ça suffit », contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports.
Les arrêts s’appellent Mademoiselle!, Vous êtes charmante, On fait connaissance?, C’est quoi ton numéro?, Ta petite jupe c’est pour moi?, Tu sais que t’es bonne, Réponds sale chienne, etc., et arrivent à la stationStop – ça suffit. À Paris, ces affiches ont envahi le métro. Sur son réseau de métro et de bus, la régie des transports parisiens a mis 600 espaces d’affichage à la disposition du secrétariat d’État en charge des Droits des femmes, pour réagir au harcèlement sexiste dans les transports.
Selon une étude commandée par la RATP et achevée en juin, la fréquence des harcèlements dans les transports est identique à celle de la rue. « Pour autant, la crainte d’être harcelé est supérieure dans nos espaces », déplore le groupe, « 58 % des femmes redoutent d’être harcelées dans la rue (journée et soirée confondues), et 67 % dans les transports. »
En plus de cette campagne, la RATP lance l’opération « Face au harcèlement, ouvrons nos voix ». Par l’affichage et l’annonce sonore, la régie rappelle que 5 200 agents sont présents dans les stations et les gares, que des bornes d’appel sont à disposition, que 37 500 caméras sont déployées sur le réseau et que le numéro 31 17 permet de signaler une situation d’agression ou de harcèlement.
