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Les assureurs se font rares

Trois questions à Edouard Lipp, expert en assurance chez Risk Partenaires. La société assiste les adhérents d’Agir, collectivités locales ou entreprises du transport public, dans la mise en place de leur contrat d’assurance par voie d’appel d’offres.

Connexion: Quel constat pouvez-vous dresser?

Edouard Lipp: Depuis 2011, Risk Partenaires a accompagné une trentaine d’entités. Nous constatons effectivement une raréfaction des assureurs. Pour citer quelques exemples, Covéa et SMACL ne gèrent plus que quelques dossiers, la Mutuelle des Transports MTA a vu son activité réduite en 2014 par un contentieux avec l’ACPR, l’autorité de contrôle, et le GAN intervient surtout par le biais d’un courtier spécialisé, RMT à Strasbourg.

Il ne reste souvent qu’un ou deux assureurs proposant des offres par dossier.

Cette situation n’incite-elle pas l’assureur à majorer fortement ses prix?

E. L.: Je n’ai pas noté de comportement excessivement inflationniste de la part des assureurs. Certes, les tarifs ne sont pas donnés, mais ils restent raisonnables.

Ainsi, par exemple, à la création du service de transports publics de la ville de Chartres, Axa a été le seul à bien vouloir se positionner. La proposition a été correcte. L’assureur a même accepté de revoir sa première offre au vu des nouvelles statistiques que nous avons fournies. Ce sont elles qui sont déterminantes dans la fixation des primes.

Il n’empêche que les tarifs ont une tendance à la hausse…

E. L.: Il y a plusieurs raisons à cela. Les primes sont calculées sur les statistiques, dommages matériels et corporels subis ou causés, et notamment les dommages corporels subis par les usagers. Schématiquement, la fréquence des accidents corporels n’augmenterait pas ces derniers temps, mais leur gravité s’accroît, sachant par exemple que les chutes de passagers sont plus fréquentes dans l’urbain que dans l’interurbain. Ajoutez à cela que l’indemnisation des victimes reste à l’appréciation des tribunaux: certaines décisions récentes ont atteint des montants très élevés.

Enfin, il faut noter que l’État a transféré une partie de ses charges, comme la revalorisation des rentes allouées aux victimes des accidents de la route, sur les assureurs au 1er janvier 2013. Cela n’est pas sans conséquence.

Mais n’oublions pas non plus, que sans assurance, un bus ne peut pas circuler.

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Auteur

  • Charles Desjardins
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