À l’occasion de la COP21, le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a pris des mesures inhabituelles concernant les transports. Pour le « week-end sensible »de l’arrivée des 147 chefs d’États et représentants, la capitale a été soumise à un schéma de circulation exceptionnel. Le trafic entre Paris et le Bourget était « réservé au seul cortège, qui représente plusieurs milliers de personnes ».
Les 29 et 30 novembre la circulation a été interdite sur l’A1, l’A106, l’A6, le périphérique Ouest et dans Paris sur certaines voies. Pour compenser cette restriction, le gouvernement a mis en place la gratuité dans les transports franciliens à la demande d’Anne Hidalgo, maire de Paris. Rejointe par le préfet de police, elle a encouragé les Franciliens à laisser leur voiture et à « limiter leurs déplacements ». La fréquence des métros a été accélérée sur la ligne 7, avec un passage toutes les minutes et demie, « pour compenser le trafic automobile reporté sur les transports collectifs », a précisé Michel Cadot.
La préfecture de police a par ailleurs assuré des « dispositifs de déviation et d’information du public, par des messages sur le site web ou Twitter ». Pour éviter que cette perturbation de la circulation ne soit trop contraignante, les usagers étaient informés sur le rythme d’arrivée des délégations. La COP21, une conférence sur le climat qui était d’ores et déjà sous le signe des transports publics.
