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Lignes longue distance

Quel personnel?

Conducteurs Entre adaptation des postes de conducteur, recrutement interne et nouveaux métiers, les moyens humains sont au cœur des débats sur la loi Macron.

Latelier géré par Claude Cibille, responsable du pôle voyageurs de l’Ifrac, a proposé un débat sur le recrutement. « On a deux acteurs importants qui se distinguent avec la libéralisation des lignes nationales, a-t-il introduit, les opérateurs d’une part et les plateformes de mobilité et de commercialisation de l’autre. » Il résume: « Les attentes en termes d’emploi risquent d’être différentes ». Les critères « comportementaux » sont une première variante. « La gestion de la relation client va devenir un élément prépondérant », a insisté le responsable. Lors du débat qu’il animait, les participants ont soulevé le problème de la fonction du conducteur sur cette activité, « à revoir au niveau des tâches affectées ». Les lignes, quoique régulières, seront dans une autre logique que les lignes scolaires, sans compter que l’utilisation des smartphones est à prendre en compte.

Nouveau conducteur et/ou nouveau métier?

À quels conducteurs peut-on confier la tâche des lignes nationales, et comment? « Soit nous gardons les 145 V ou 150 V, soit nous créons un nouveau métier », a arbitré Claude Cibille. Pour certains, comme Chaouki Sidhoum, président des Cars Nedroma, « il faut trouver un nouveau coefficient. Ces conducteurs sont entre le régulier et le tourisme. On ne peut pas les considérer autrement qu’à 150 V, mais il faudrait qu’ils suivent une formation spécifique pour la gestion de conflit et de la clientèle. Il va falloir qu’ils soient plus autonomes ». Et Frédéric Pinet, à la tête du groupe Perraud, de rebondir: « Le coefficient de 150 V convient très bien, ce n’est pas beaucoup plus compliqué que de faire du grand tourisme ».

De son côté, Michel Seyt, gérant de Voyages Seyt et président de la FNTV, met en garde: « Il y a un risque majeur si l’on touche à la classification des coefficients. Le risque, c’est que si l’on touche au 145 V ou au 150 V, cela va entraîner une refonte complète de la convention collective. Ce serait une catastrophe! Il ne faut pas oublier que les lignes nationales sont une activité marginale. Je pense que le 145 V est suffisant avec une négociation sur le travail de nuit, et pourquoi pas sur d’autres débouchés. Il y a un travail de retoilettage à faire, mais ne mettons pas en danger le gros de notre chiffre d’affaires d’aujourd’hui. »

Côté formation, Claude Cibille a insisté sur la pratique, encore trop marginale. « Il faut reconsidérer la FCO [Formation obligatoire continue, ndlr] et redonner du sens à la sécurité routière, travailler sur les techniques d’évitement et de freinage à bord d’un 13 m à 75 km/h, intégrer les langues étrangères pour attirer de nouveaux profils. »

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Auteur

  • Capucine Moulas
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