LIrizar i2e est un véhicule intéressant à plus d’un titre: il vient d’un diéséliste, mais dispose de systèmes de puissance et de traction entièrement intégrés et propriétaires (Jema Energy est une filiale d’Irizar). Cela est assez atypique dans le milieu. Les batteries sont également non conventionnelles puisqu’il s’agit d’une technologie sodium-nickel. Il a été retenu dans le cadre du programme européen ZeEUS et il est référencé auprès de la CATP.
Comme le Solaris Urbino ou le Hess ABB Swisstrolley, il a quitté le stade du prototype. L’autonomie revendiquée par Irizar est de 200 à 250 km (avec 376 kWh de capacité en batteries). La recharge en dépôt via une prise Combo2 sous 125 A ne prendrait que 6 heures pour offrir 14 heures de roulage. Une astuce, vue également sur l’Iveco Daily Electric lors du salon Busworld 2015, est l’association de batteries et de supercondensateurs. Ceux-ci épargnent les accumulateurs dans les phases de récupération d’énergie et d’accélération sur les cycles courts. Outre le gain en stress, il y a un gain en consommation nette sur les batteries.
Le moteur, situé en nez de pont, est de type synchrone pour une puissance de 180 kW et 1 400 Nm de couple. En version 11,98 m de long il est configuré pour 24 passagers assis. En France, il a déjà fait l’objet d’une campagne de tests auprès de la RTM à Marseille et a été vendu à Barcelone et San Sebastian.
