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Fluctuat nec mergitur

Il est des exercices rituels, celui des vœux par exemple, qui revêtent parfois un caractère un peu compliqué. C’est bien le cas en cette année 2016. Entre les attentats, les soubresauts politiques et la morosité économique qui perdure, personne n’aura sans doute vu filer l’année 2015 avec regrets. Pour autant, il me semble difficile d’aborder ce nouveau millésime avec une quelconque sérénité. Sur tous les fronts, ou presque, les temps à venir semblent bien sombres. La géopolitique du moment restera à n’en pas douter marquée par la guerre et le terrorisme. Rien ne laisse à penser que l’économie ne sera pas, comme toujours, gangrenée par le chômage de masse, et ce ne sont pas les artifices comptables qui nous ont été récemment promis qui inverseront réellement les courbes. Mieux, voilà désormais que l’on nous met en garde contre le spectre d’un nouveau krach boursier.

Enfin, politiquement, le seul espoir qui reste est à placer dans les exécutifs locaux. Il faut en effet prier pour qu’ils ne se laissent pas – trop – dérouter de leurs devoirs par la grande représentation théâtrale préprésidentielle dont se régale déjà l’ensemble des commentateurs politiques. Que pèsera le transport public dans ce paysage? Ses problématiques propres seront-elles réellement entendues et – autant que faire se peut – résolues? Fragilisé, comme les autres, par un tissu économique en berne, confronté à des défis complexes en matière de sûreté, souvent tenaillé par des obligations normatives dignes d’un âge d’or qui n’est plus, et tributaire d’un paysage administratif et organisationnel totalement renouvelé, ce secteur vivra très certainement cette année 2016 comme une période de transition majeure.

Des choix qui seront faits par les autorités organisatrices de mobilité fraîchement nommées devrait sortir une offre de transport adaptée aux défis de l’ère nouvelle dont nous percevons tous le commencement. Le concept de changement de logiciel est devenu une terminologie très à la mode dans beaucoup de milieux. Mais au-delà de la posture, il va effectivement falloir s’y coller, car les chantiers sont immenses et la demande de la clientèle, habituée à l’instantanéité du Net, ne s’accommodera pas des demi-mesures, des atermoiements ou des reculades auxquelles l’on nous a si souvent habitués…

Que 2016 vous soit tout de même douce et fructueuse!

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Auteur

  • Pierre Cossard
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