Le Conseil d’État, en suspendant les arrêtés fixant la répartition des sièges au sein de l’assemblée métropolitaine de Marseille, a involontairement réveillé de vieilles rivalités locales.
Ainsi, selon le journal La Provence du jeudi 24 décembre 2015, les maires de Fos-sur-Mer et d’Istres (appartenant tous deux à l’intercommunalité Ouest Provence) se sont vivement opposés sur la nouvelle métropole suite à cette décision du Conseil d’État.
En cause, la disparition au 31 décembre 2015 des anciennes intercommunalités (défendues par René Raimondi, maire de Fos-sur-Mer) et l’attribution automatique de la présidence de la métropole à Jean-Claude Gaudin (soutenu par François Bernardini, maire d’Istres).
René Raimondi, premier magistrat de Fos-sur-Mer, redoute en particulier que l’élection de Jean-Claude Gaudin ne soit remise en cause par le tribunal administratif, ce qui entraînerait un blocage institutionnel dès le 1er janvier. Une éventualité fâcheuse à l’heure où de nombreux dossiers concernant les transports figurent à l’ordre du jour de la nouvelle assemblée.
