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LGV Paris-Bordeaux

SNCF se donne les moyens de ses ambitions

À partir du 2 juillet, il faudra 2 h 04 pour relier Paris à Bordeaux en TGV, contre 3 h 14 actuellement.

SNCF s’y prépare et a inauguré, le 16 mars, une nouvelle station de maintenance de TGV, à Bordeaux Saint-Jean. 31 M€ ont été investis pour disposer de deux voies sur fosse de 500 m, équipées chacune de huit passerelles.

Les 200 salariés qui travailleront sur place effectueront toutes les opérations en lien avec le confort des passagers: climatisation et chauffage, accoudoirs, sièges, liseuses, toilettes, etc.

Cette station TGV permettra de renforcer le dispositif existant, la station de Châtillon n’étant pas suffisante pour absorber la hausse de trafic prévue en 2017 à Montparnasse, avec l’ouverture des LGV (lignes à grande vitesse) vers Bordeaux et Rennes. Elle assurera la maintenance des TGV actuels, mais aussi de la nouvelle flotte TGV Euroduplex.

40 rames duplex

SNCF investis un milliard d’euros pour faire circuler 40 rames duplex sur la LGV Paris-Bordeaux. Ces rames de 556 places sont fabriquées par Alstom à La Rochelle et seront livrées en 2016 et 2019. « Elles profiteront d’un design intérieur et de sièges revus », annonce Rachel Picard, directrice générale Voyages SNCF. « Les voyageurs profiteront gratuitement du wifi à bord. »

Les 32,5 TGV directs et indirects qui circuleront quotidiennement sur la ligne permettront à la SNCF de proposer chaque jour 35 000 places. « Nous espérons attirer 2,3 millions de voyageurs supplémentaires, dont 1,5 million de professionnels », poursuit la directrice. Son enthousiasme se base notamment sur un sondage commandé récemment, qui fait apparaître que 26 % des Bordelais qui ne vont jamais à Paris envisagent de prendre le TGV à partir de l’été 2017. Par ailleurs, les utilisateurs actuels de la voiture, de l’avion et du train envisagent de prendre davantage le TGV à 55 %, 66 % et 57 %.

Pertes programmées

Un train sera proposé toutes les 30 minutes en heure pointe et toutes les heures le reste de la journée. SNCF ne communique pas encore sur les horaires exacts et attend mi-avril et la commande des sillons. Dans ce dossier très politique qu’est devenue la LGV Paris-Bordeaux, les élus locaux et le concessionnaire Lisea continuent de réclamer plus de dessertes pour Bordeaux.

Cependant, pour Rachel Picard, le débat est clos: « Le ministre a tranché ». Et de rappeler que « le chiffre d’affaires additionnel sera inférieur aux tarifs de péages additionnels ». SNCF prévoit de perdre 150 M€ par an sur cette ligne.

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Auteur

  • Yann Buanec
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