Les partisans du barreau LGV Limoges–Poitiers vont adresser un courrier au président de la République pour tenter d’inverser la tendance actuelle, nettement défavorable à ce projet. Le courrier est cosigné par Alain Rousset, président de la région ALPC, qui avait affirmé entre les deux tours des élections régionales qu’il ne voulait pas qu’Aquitaine–Limousin–Poitou-Charentes participe au financement de cette infrastructure.
Avis défavorable du rapporteur public du Conseil d’État, rapport Duron, avis de la commission Mobilité 21 et de la Cour des comptes, absence de financement et questions quant à la participation des collectivités locales au financement de la ligne Tours–Bordeaux, les partisans du barreau LGV, essentiellement des élus limougeauds, espèrent malgré tout que leur proximité avec François Hollande permettra au projet de survivre.
Alors que la plupart des élus limousins, les associations et la population se mobilisent pour maintenir les gares ouvertes et pour une mise à niveau de la ligne POLT (elle dessert l’ensemble du territoire régional, alors que la LGV en enclaverait l’essentiel), les partisans continuent d’affirmer que les deux liaisons peuvent coexister. Ils annoncent même que si le Conseil d’État décidait d’annuler la déclaration d’utilité publique (DUP), ils présenteraient immédiatement un nouveau projet.
