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1. Le Grand Paris Express passe à la vitesse supérieure

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1. Le Grand Paris Express passe à la vitesse supérieure

Crédit photo Marie-Noëlle Frison

Après plusieurs années de débats, le futur métro automatique du Grand Paris vient d’entrer dans une phase plus opérationnelle. Les premiers travaux de génie civil sont programmés et le plan de financement se précise. Pour ce projet estimé à près de 25 milliards d’euros, la Société du Grand Paris empruntera 9 milliards auprès de la Caisse des dépôts et de la Banque européenne d’investissement.

Le futur métro automatique francilien, le Grand Paris Express, est dimensionné à l’échelle de la région parisienne et de ses ambitions pour le xxie siècle. « Être la capitale mondiale de la connaissance, de la création et de la qualité de vie » et tenir sa place, comme Londres, Tokyo ou New York, dans le peloton de tête planétaire des méga-régions. Lancé sous l’impulsion de la loi du 3 juin 2010 relative au Grand Paris, ce super-métro est le plus gros chantier à venir dans une métropole occidentale et le plus gros chantier d’infrastructures en région parisienne depuis… un siècle! Trente équipes d’architectes travaillent déjà sur ce projet, lequel devrait générer 18 000 emplois par an à partir de 2018.

68 gares flambant neuves

S’il tient ses promesses, le Grand Paris Express sera l’équivalent, par sa taille, du réseau intra-muros du métro parisien. Il offrira 4 nouvelles lignes automatiques (15, 16, 17 et 18), ainsi que le prolongement de deux lignes de métro existantes (la 14, déjà automatique, et la 11), soit un total de 200 kilomètres de voies, souterraines à 85 %, traversant 153 communes d’Île-de-France. Le projet prévoit également la construction de 68 gares flambant neuves afin de faciliter les interconnexions entre le nouveau métro express et le réseau historique de la SNCF et de la RATP. Deux millions de passagers sont attendus sur ces nouvelles lignes destinées à faciliter les déplacements de banlieue à banlieue en contournant Paris intra-muros grâce à des liaisons directes entre Orly et Versailles, La Défense et Roissy, Saint-Denis et Champigny, etc.

Lignes 17, 15 ouest et 18 pas finalisées avant… 2030!

Mais, avant d’arpenter les couloirs de ce métro nouvelle génération, les Franciliens devront s’armer de patience. Si le calendrier prévisionnel est respecté, le tout premier tronçon du nouveau réseau ne sera en effet inauguré qu’en 2019. Il concernera le prolongement de la ligne 14 vers le nord, entre Saint-Lazare et Mairie de Saint-Ouen (soit 4 stations en tout et pour tout). Il faudra ensuite attendre 2022 pour rallier, par la ligne 15 sud, Pont de Sèvres à Noisy-Champs, puis 2023 ou 2024 pour emprunter la ligne 16, entre Saint-Denis Pleyel et Noisy-Champs. Quant aux lignes 17 (Saint-Denis Pleyel–Le Mesnil-Amelot), 15 ouest (Pont de Sèvres–Saint-Denis Pleyel) et 18 (Versailles–Orly), elles ne seront pas finalisées avant… 2030!

Phase opérationnelle

Malgré tout, le projet n’est jamais apparu aussi concret qu’aujourd’hui. Lors de ses vœux de janvier, Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris (SGP), établissement public chargé de piloter la réalisation du Grand Paris Express, a promis une année 2016 « effervescente ». En effet, après plusieurs années de réflexion, de concertation et de débats, le réseau de transport du Grand Paris Express semble enfin entrer dans sa phase opérationnelle.

Alors que les premiers travaux de génie civil doivent démarrer, en avril prochain, sur la ligne 15 sud, la SGP continuera d’avancer, de front, sur les lignes 16, 17 et 18. « Nous conduirons les trois dernières enquêtes publiques, nous préparerons deux décrets d’utilité publique, tous les maîtres d’œuvre seront désignés. Nous poursuivrons les discussions avec les entreprises pour l’acquisition du matériel roulant et des systèmes et, alors que les études d’avant-projet seront engagées sur l’ensemble des lignes, nous aurons à approuver celui de la ligne 16 », détaille le président du directoire de la SGP.

Un emprunt de 9 Md€

Autre signe encourageant sur l’aboutissement du projet: son financement se précise. Auditionné le mois dernier par la commission des finances du Sénat sur les « enjeux économiques et financiers de la construction du Grand Paris Express », Philippe Yvin a chiffré le montant du projet à 24,5 Md€. Les 500 M€ annuels de recettes fiscales franciliennes (imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau, taxe spéciale d’équipement, taxe sur les locaux à usage de bureaux, locaux commerciaux, surfaces de stationnement) ne suffiront pas à financer le projet. À partir de 2017, la Société du Grand Paris empruntera donc 9 Md€ au total. « Les premiers prêts vont être signés avec la Caisse des dépôts et la Banque européenne d’investissement », a annoncé le président au Sénat. Enfin, pour augmenter ses sources de revenus, il réfléchit à l’insertion de la Société du Grand Paris sur le marché obligataire.

Auteur

  • Marie-Noëlle Frison
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