Le réseau des transports en commun lyonnais consacre plus de 23 M€ à la sécurité. Outre un maillage humain important, il s’appuie aussi sur un dispositif de vidéosurveillance.
Le réseau Transports en commun lyonnais (TCL) ne dispose pas d’un personnel spécifique chargé de la sécurité et du maintien de l’ordre, comme celui de la SNCF ou de la RATP qui reposent sur un cadre juridique spécifique. Aussi, au niveau des opérations, les 250 contrôleurs assermentés n’ont pas la mission du maintien de l’ordre et de la sécurité, mais uniquement une tâche de contrôle et d’assistance aux passagers. Idem pour les agents médiation information (Ame) répartis sur les points sensibles du réseau. Le dispositif de sécurité mis en place par l’exploitant Keolis repose sur 10 correspondants au niveau de chacune de ses directions, 30 correspondants sécurité exploitation et 50 responsables ou correspondants dans chacun des 50 sites que compte le réseau dans l’agglomération. L’ensemble est sous la responsabilité de Patrick Aujogue et réside donc essentiellement dans la transmission d’informations le plus rapidement possible.
Ce poste sécurité représente un budget annuel de 23 M€. À cela il faut ajouter un budget complémentaire de 3,5 M€ pour des opérations ponctuelles en faisant appel à des sociétés privées. C’est le cas lors des pics de trafic, enregistrés par exemple lors de la Fête des Lumières durant laquelle jusqu’à 400 agents supplémentaires peuvent être engagés.
À ce dispositif humain, il convient d’ajouter le dispositif technique. Le réseau TCL compte 5 780 caméras, en surface et dans le métro. Selon les besoins, les enregistrements peuvent être communiqués aux forces de police ou aux pompiers. Un PC sécurité dispose de lignes à décrochage prioritaire auprès des forces de l’ordre, et des réunions régulières sont organisées entre ses responsables et les différents organismes de police, de gendarmerie et de pompiers. Mais comme le souligne Patrick Aujogue, « l’agglomération lyonnaise dispose, avec son millier de véhicules répartis sur sa voirie, d’autant de paires d’yeux pour faire remonter les observations utiles. »
