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Oui au bus

3. OUiBUS, le low-cost sur routes de la SNCF

Les autocars rose et bleu prennent de l’ampleur. iDBUS a été rebaptisé OUiBUS et s’intègre dans l’offre low cost de la SNCF.

Une nouvelle compagnie d’autocars longue distance vient de se lancer en septembre… ou presque: iDBUS est devenue OUiBUS. Opportuniste, la filiale de la SNCF s’est donné un nouveau nom, quelques semaines à peine après l’ouverture officielle des lignes nationales par autocar. Mais pas de doute, OUiBUS s’appuie bien sur iDBUS, lancée il y a trois ans, et apporte une nouvelle envergure à l’activité autocar de la SNCF. À commencer par son offre: 85 nouvelles liaisons entre 35 villes françaises et 11 européennes seront ouvertes chaque mois d’ici début 2016. Avec un réseau de 130 liaisons, dont 40 internationales, le réseau de l’ex-iDBUS réalise un véritable bond en avant. Strasbourg, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Rennes, Rouen ou encore Clermont-Ferrand rejoignent ainsi la toile du réseau OUiBUS, la liste s’allongera encore dans le courant de l’année prochaine, « pour renforcer les dessertes existantes et créer de nouveaux trajets entre villes de province ». Le réseau se structure actuellement autour de trois bases opérationnelles, situées à Vitry-sur-Seine en Île-de-France, à Lille et à Lyon. Mais là aussi, il est appelé à évoluer au fil de l’accroissement des lignes.

L’autocar enfin accepté à la SNCF

Car la croissance est bel et bien inscrite au sommet de la feuille de route de Roland de Barbentane, directeur général de OUiBUS, arrivé mi-juin pour succéder à Maria Harti. Si un million et demi de voyageurs a découvert iDBUS en trois ans, la rentabilité a toujours péché pour la filiale de la SNCF. « Il faut distinguer deux phases dans la vie d’iDBUS-OUiBUS », explique Roland de Barbentane, « une première, faite de recherche et d’apprentissage pour maîtriser le produit, puis une deuxième phase, entamée depuis le début de l’année et qui se définit par un fort déploiement pour constituer un réseau. »

Symbole de cette accélération et du crédit apporté par la SNCF: le rattachement de OUiBUS à la nouvelle offre tarifaire longue distance de la SNCF, marquée par le préfixe “oui”. Avec cette gamme tarifaire (voir encadré), lancée en même temps que OUiBUS, la SNCF assume le low cost pour « permettre à ses clients de maîtriser leur budget ». Aux côtés des TGV OUiGO, les OUiBUS remplissent cette tâche avec les autocars longue distance.

Un modèle hybride avec les autocaristes

Et pour que le message soit tout à fait clair, OUiBUS a lancé une campagne de promotion sur 25 000 places à 5 € sur ses nouvelles liaisons en France. Mais pas question pour la compagnie et son directeur général Roland de Barbentane de tomber dans l’image d’un service low cost de mauvaise qualité. « Tenir la qualité de notre produit est notre philosophie d’origine », souligne cet ancien directeur régional nord-est France de Keolis, « nous nous engageons auprès du client avec des garanties en cas de retard, et notre gamme de services à bord, wifi, prises électriques, espacement entre les sièges et toilettes est homogène sur toute notre flotte ». Les conducteurs, appelés des capitaines, doivent aussi contribuer au service à bord, grâce à une sélection réputée exigeante lors des recrutements, OUiBUS communiquant sur un chiffre de 6 candidatures retenues sur 100. En outre, les bases de contrôle care suivent à distance les véhicules et apportent des informations complémentaires au conducteur en cas d’imprévus de circulation. Multipliée par trois, la flotte d’autocars détenue en propre par OUiBUS atteindra près de 130 véhicules d’ici 2016, répartis en trois configurations de sièges (49, 57 et 74 places).

Des partenariats avec les autocaristes (Striebig-Keolis, Faure, Philibert, Verdié, etc.) complètent l’organisation de la flotte. Cependant, en termes opérationnels, « tout est transparent pour le client », assure Louis Vieillard, directeur commercial de OUiBUS, « le niveau d’exigence pour notre flotte comme pour nos partenaires est identique, la maîtrise de notre produit est notre priorité ».

OUiBUS revendique pour ses partenaires des conditions commerciales plus équilibrées, gage, selon Roland de Barbentane, de meilleures conditions de réalisation des services. « Notre modèle est différent de celui des opérateurs allemands qui font prendre le risque à leurs partenaires, quand nous préférons faire le choix d’un vrai partenariat avec ces transporteurs qui reçoivent une rémunération fixe quel que soit le remplissage des véhicules sur les lignes. »

La SNCF dit oui au low cost

Oui! Lancée le 3 septembre, la nouvelle gamme tarifaire des voyages longue distance low cost montre son enthousiasme avec ce nouveau nom… Elle se décline autour des TGV OUiGO et des autocars OUiBUS, pour un total de 135 liaisons et 40 villes desservies à travers toute la France, et s’accompagne d’un doublement de son offre de prix bas avec 10 millions de billets en 2016 et 18 en 2018. « Sans compromis, sans superflu, digitale », cette nouvelle offre doit rassembler « l’essentiel du voyage. Faire voyager le plus grand nombre est au cœur de notre ambition, ce qui ne veut pas dire faire voyager tout le monde de la même façon, et pour cela, nous voulons proposer des solutions pour tous, partout, et en toute confiance », a expliqué dans un communiqué le président de la SNCF, Guillaume Pepy. Les TGV OUiGO, lancés il y a deux ans, étendent leur territoire en reliant le nord et l’ouest de la France, pour atteindre un réseau de 50 liaisons, soit trois plus qu’avant cet été. Le service de covoiturage, OuiCar, dans lequel la SNCF a pris une part majoritaire en juin, ne figure pas pour l’instant dans cette offre tarifaire, mais difficile de ne pas imaginer qu’avec son préfixe commun, OuiCar ne rejoigne pas à terme le nouveau catalogue low cost de la SNCF.

Auteur

  • Bruno Gomes
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