Marie-Claude Dupuis: La RATP se positionne comme un intégrateur des mobilités, à même de définir le schéma des orientations. Il s’agit d’intégrer un service de véhicule aérien dans notre gamme de services de transport, dans une application générale de type MaaS. Ce service s’articulera autour de différents nœuds multimodaux de notre réseau. Nous bénéficions également d’un savoir-faire en matière de ville durable, autour de projets immobiliers où nous pourrons intégrer des points d’atterrissage et de recharge.
M.-C. D.: La RATP dispose d’une équipe de spécialistes en acoustique et vibration, déjà utilisée pour la partie métro, puisqu’en plus des contraintes sonores il faudra aussi tenir compte des vibrations qui pèseront sur les bâtiments où se poseront ces appareils. C’est aussi l’occasion de mettre en avant notre savoir-faire de gestion de charge: nous savons gérer la recharge des bus électriques, nous pourrons gérer celles des eVTOLs, ce que ne sait pas faire par exemple un acteur comme Volocopter. Nous veillerons également à l’accueil du public, dans une logique de complémentarité avec le transport de masse. Notre partenaire ADP sera à même de gérer les aspects de sécurité aérienne.
M.-C. D.: Nous visons effectivement ce type de liaison pour un démonstrateur en 2024. Pour 2030 nous ne voulons pas nous restreindre au pourtour de Paris et nous envisageons également des liaisons jusqu’au cœur de la capitale. Le délai est court, et nous pourrions utiliser les voies réservées aux hélicoptères. L’objectif est de proposer quelque milliers de voyages à l’horizon 2030, pour le prix d’un taxi premium.
