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Sécurité

4. Nantes: colis suspects sous haute surveillance

Toujours pas de personnel embauché pour la sécurité – c’est l’affaire de la police – mais les conducteurs arrêtent tout au moindre sac abandonné.

À Nantes, Alain Boeswillwald, directeur général des transports de l’agglomération nantaise (TAN), ne constate ni augmentation du sentiment d’insécurité ni tendance à moins emprunter les transports publics, « Peut-être un effet province! » Donc, nul besoin de rassurer les usagers ou le personnel. Seul changement, le réseau applique plus systématiquement la « procédure colis suspects ». On a même vu un conducteur arrêter son bus et prendre le temps d’aller jeter à la poubelle un sac en papier de sandwich à emporter.

À cinq reprises en deux semaines, dont deux fois dans le tramway, confronté à un sac ou à une valise abandonnée, un conducteur a fait évacuer son véhicule, alerté la police nationale qui a elle-même fait appel à ses équipes de démineurs pour vérifier que le colis ne représentait pas de danger. À chaque fois, il s’agissait d’un banal oubli du propriétaire de l’objet. Mais le trafic s’en est trouvé perturbé. C’est pourquoi, à tous les arrêts, des affiches réclament de faire attention à ne pas oublier de paquet dans les transports.

Aucun personnel de sécurité n’a été embauché: « La sécurité, cela reste l’affaire de la police, avec laquelle le responsable de nos agents de prévention travaille tous les jours. Ils sont soixante sur nos lignes, autant que les contrôleurs. Mais je serai bien incapable d’imaginer de véritables dispositifs de sécurité. Nous n’avons pas de métro. Sur un réseau ouvert comme le nôtre, tout contrôle des voyageurs est impossible. Nous ne pouvons que compter sur la vigilance citoyenne de chacun pour signaler tout élément suspect, et au besoin, appeler les numéros de téléphone de la police. La sécurité, ce n’est pas notre métier. D’ailleurs, la police ne nous a pas demandé de prendre des mesures de ce genre. »

Ces dernières années, le réseau TAN s’est concentré sur la maîtrise des actes de violence individuels, notamment liés à l’alcoolisme. En dépit des attentats, la régie ne s’engage pas plus avant dans le traitement de la violence collective.

Auteur

  • Hubert Heulot
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