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Agir réaffirme son attractivité grâce au retour en force de la gestion directe

Agir Transport réunit les collectivités locales qui ont opté pour la gestion directe de leurs services de transports. Alternative à la délégation de service publique, la gestion directe a retrouvé un certain dynamisme depuis la création des Sociétés publiques locales. Surtout, elle permet aux élus de mieux maîtriser leurs choix et de se réapproprier les outils de mise en œuvre de leurs politiques de mobilité.

Avec 30 adhérents supplémentaires chaque année, Agir (association indépendante pour la gestion des réseaux de transport public) est plus attractive que jamais. La gestion directe attire pour des raisons toutes simples: proximité et souplesse. La création des Sociétés publiques locales (SPL), en 2010, a modernisé le cadre réglementaire: « Elle associe les avantages économiques de la gestion directe, la garantie d’une prise en compte immédiate des décisions et des orientations politiques, et la souplesse d’une société anonyme », estime Jean-Luc Rigaut, président d’Agir, et président du Grand Annecy.

Cette année, Agir organise ses traditionnelles Journées d’échanges et de débat à Chartres, passée en SPL depuis le 1er janvier 2015. La décision avait été prise en raison de l’absence de concurrence au moment du renouvellement de la DSP en cours jusqu’au 31 décembre 2014. Transdev était alors le seul candidat à sa propre succession, avec une offre que la collectivité ne pouvait pas financer: le montant de la subvention d’équilibre aurait doublé par rapport au contrat précédent. Les élus ont donc décidé de créer une SPL dont la métropole et la Ville de Chartres sont les actionnaires. Pour cela, ils ont eu recours à l’assistance d’Agir. Il a fallu préparer le business plan, organiser le transfert d’activité et la reprise des 150 salariés, recruter un directeur général, un directeur des opérations et un responsable marketing, le tout en moins de six mois. La SPL a vu le jour en octobre 2014, avec à sa tête Gérard Besnard, vice-président en charge de la mobilité au sein de Chartres Métropole.

Chartres: dynamique et productivité

Depuis, la gestion du réseau de transport Filibus a été assainie, et redynamisée. Les frais de structure ont été ramenés de 540 000 € en 2013 à 310 000 € aujourd’hui, notamment en raison de la disparition des flux financiers qui remontaient vers le siège social de l’opérateur. Grâce à des actions de marketing, les recettes commerciales ont augmenté de 400 000 € dès la deuxième année, compensant exactement la baisse de la subvention d’équilibre. Les dirigeants de la SPL se sont également employés à trouver des marges de productivité dans l’exploitation des services. Des efforts qui ont porté leurs fruits, notamment grâce au rétablissement d’une bonne gestion sociale saine et d’un climat de confiance.

La SPL a bénéficié aussi du dynamisme du versement transport, qui représente cette année 17 millions d’euros de ressources, dont 8,4 millions sont dédiés à l’exploitation du réseau. Le reste servira à financer les investissements, dont un nouveau système billettique pour 1,7 million d’euros. Chartres Métropole cofinance également la transformation de la gare SNCF en pôle d’échanges multimodal. Enfin, un BHNS devrait être mis en service en 2020. Ce réseau structurant de 4 lignes s’étendra sur 16 km, dont 60 % en site propre intégral, pour un coût estimé entre 3 et 5 millions d’euros du kilomètre.

Auteur

  • Sandrine Garnier
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