Si vous cherchez un bus non diesel, pas de problème, l’offre est pléthorique! Les solutions faisant appel au gaz ou à l’électricité sont variées et une réelle concurrence s’est mise en place. En revanche, les cars non diesel sont aujourd’hui l’exception. Pourquoi un tel décalage? Tout simplement parce qu’il n’y a pas encore de réseau de distribution pour les carburants alternatifs. Ceux-ci ne sont donc exploitables que par des flottes captives.
L’importateur Scania France communiquera bientôt les résultats de l’étude qu’il a commandée afin de confronter les impacts environnementaux de cars fonctionnant au gazole, à l’éthanol (ED95) et au méthane. Cette étude « compare ce qui est comparable » puisque les trois véhicules sont des Interlink équipés du même bloc-moteur de 9 litres.
À lui seul, Scania concentre l’essentiel de l’offre actuelle en matière de cars thermiques non diesel car il propose son Interlink en versions éthanol et gaz. Iveco a récemment riposté en introduisant la version gaz du Crossway. Il s’agit là de cars de ligne, éventuellement utilisables pour du tourisme local s’ils sont aménagés en conséquence. L’offre non diesel en véritables cars de tourisme est inexistante. L’emploi du HVO ou du diester (B30, B100) permet cependant de réduire l’empreinte carbone des moteurs diesel récents.
Les constructeurs chinois, BYD et Yutong notamment, ont déjà implanté en France une poignée de cars électriques. Leur rayon d’action et, donc, leur domaine de pertinence sont contraints par l’implantation des postes de recharge, mais aussi par les temps de charge. Il est donc déraisonnable d’éloigner un car électrique à plus de cent kilomètres de sa prise de courant. Les cars électriques sont donc urbains ou périurbains.
Rentrer au moins une fois par jour au dépôt permet de limiter l’emport d’énergie à celle nécessaire à une journée d’exploitation. Avec une motorisation électrique, cela représente au moins deux tonnes de batteries. Le recours à des batteries de moindre capacité est possible avec une recharge en bout de ligne (OppCharge, systèmes Irizar ou PVI), mais l’installation des postes de charge est onéreuse et fige la ligne dont le tracé doit pouvoir évoluer temporairement ou définitivement. Du minibus au bus articulé, l’offre électrique des constructeurs européens est variée. Alstom, Bolloré, Heuliez, Irizar, PVI, Safra, Solaris, VanHool, VDL ou Volvo ont déjà pris position. Ils seront bientôt rejoints par Iveco Bus, MAN, Mercedes et Scania.
Malgré la mode de l’électricité qui fait fi des contraintes environnementales de production électrique et de démantèlement des batteries, le gaz reste la principale alternative au diesel. Il s’en distingue par un bruit réduit et par des émissions de particules quasi nulles. Pour être vraiment vert, le gaz doit cependant être du biométhane. Iveco Bus, Scania, MAN et Mercedes disposent d’autobus standard et articulés fonctionnant au méthane compressé (GNC). Avec le Citaro NGT hybride, Mercedes allie les avantages du gaz à ceux de l’hybridation. C’est unique parmi l’offre européenne.
