En juin 2019, la Métropole votait un plan vélo de 60 M€, et le conseil départemental alloue 40 M€ pour développer le vélo d’ici à 2024. Dans un contexte de congestion urbaine, avec l’instauration de zones à faibles émissions (ZFE), le vélo a de beaux jours devant lui. « Il y a de plus en plus de cyclistes, nous vivons un tournant historique », se réjouit Jean-Yves Petit. Ancien vice-président de la Région chargé des transports de 2010 à 2015, il préside l’association Ramdam en faveur des modes de déplacements actifs. « Aujourd’hui, la question financière n’est pas un frein au développement du vélo, c’est davantage un problème de moyens humains, avec une seule personne à la métropole chargée du dossier. Les communes ont peu de compétences sur les mobilités actives, le réseau associatif peut aider techniquement », explique-t-il. Pour favoriser l’essor du vélo, l’association réclame la possibilité de transporter des vélo sur les lignes de car. « Au printemps 2020, Transdev va expérimenter l’emport des vélos sur deux lignes desservant Port-Saint-Louis-du-Rhône au départ d’Istres et de Miramas », annonce Jean-Yves Petit.
Les routes ne relèvent pas toutes de la même collectivité et les voies cyclables traversent plusieurs communes. La métropole a la compétence voirie sur le réseau de l’ex-communauté urbaine, soit 18 communes sur 92, ce qui ne simplifie pas la création du réseau. La métropole réalise des études de faisabilité pour assurer la continuité des pistes cyclables. La Véloroute V65 relie la Camargue à Nice, et traverse trois métropoles. Cette ligne va relier Martigues à L’Estaque à horizon 2023-2024. Un enjeu touristique qui dépasse les frontières administratives, Marseille arrivant en bout de course de l’itinéraire de la ViaRhôna, qui part du Lac Léman pour rejoindre la Méditerranée.
