Créée en 2011 à l’initiative d’Agir, la Centrale d’achat du transport public est ouverte à tous. Les collectivités peuvent s’y approvisionner en matériel roulant, mais aussi en solutions de Système d’aide à l’exploitation et à l’information voyageur (SAEIV), de billettique, de vélos en libre-service… « L’existence de la CATP apporte surtout de l’expertise, qui permet aux collectivités de mieux acheter. Nous avons constitué une expertise métier sur les véhicules et les logiciels, précise Arnaud Rabier, secrétaire général d’Agir. Le Gart est d’ailleurs partenaire de la CATP. »
Le travail effectué par la CATP en articulation avec le Gart porte notamment sur les comparatifs entre les différents types de motorisation. Une étude sur les coûts complets a ainsi été publiée l’an dernier. « Quand on parle de véhicule électrique, il convient de réaliser une étude personnalisée sur le réseau, la topographie des lignes, de façon à conseiller sérieusement les collectivités, rappelle Arnaud Rabier. Concernant les systèmes, la CATP a standardisé les SAEIV avec une offre sur étagère, alors qu’à une époque, les collectivités commandaient des solutions personnalisées beaucoup plus onéreuses. Avec cette solution, la maintenance aussi est meilleur marché. Une vingtaine de réseaux ont déjà opté pour ces produits, de La Rochelle à Marseille, en passant par Annecy. »
Avant de penser à s’équiper en matériel ou en service, il convient de définir précisément ses besoins. Un exercice indispensable à l’heure où la vente de services prend de plus en plus d’importance, y compris dans l’offre des constructeurs. « Nous pouvons obtenir des conditions avantageuses sur les contrats full service, mais nous pouvons surtout les conseiller sur le niveau de services à choisir dans ce type de contrat. Nous avons fait remonter suffisamment de données de la part des exploitants sur la maintenance pour savoir très précisément quel niveau de garantie correspond à tel type d’exploitation et de matériel, s’il est plus intéressant de louer ou d’acheter, ou encore si telle ou telle pièce présente des fragilités », développe Arnaud Rabier.
