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La navette autonome, révolution sur l’ensemble des pratiques collectives?

Transdev utilise des navettes autonomes depuis 2005. Pour Christine Peyrot, directrice commerciale Transdev – systèmes autonomes, ces véhicules vont complètement bouleverser l’ensemble des pratiques collectives. Dans un premier temps, ils doivent être appréhendés en complément et non en remplacement du réseau existant.

Jusqu’à la fin de l’année, deux navettes EasyMile autonomes d’une capacité de 12 personnes opérées par Transdev effectueront un trajet de 1,3 km sur le site de Rungis dans un milieu ouvert à la circulation automobile. Avec cette dernière expérimentation en date, le groupe Transdev se positionne comme l’un des opérateurs leaders en matière de véhicules autonomes et sera un acteur de poids dans le projet Tevac, destiné à réunir les conditions de réussite pour faire de la Vallée de la Seine un site d’expérimentation du véhicule autonome et connecté. « Chez Transdev, nous faisons l’analyse que cela va complètement révolutionner l’ensemble des pratiques collectives. Nous sommes convaincus d’assister à l’émergence de nouveaux services qui verront des transports autonomes et partagés venir empiéter sur le domaine des transports collectifs et du véhicule particulier », a indiqué Christine Peyrot, directrice commerciale de Transdev direction système autonome, lors d’une intervention portant sur la phase étude du projet Tevac (cf. supra).

Transdev a été pionnier en 2005 avec la mise en place d’une flotte de véhicules autonomes à Rotterdam. Depuis avril 2016, la filiale de la Caisse des dépôts opère le premier contrat commercial au monde pour l’exploitation d’une flotte de six véhicules sur la centrale nucléaire EDF de Civaux.

Raisonner en termes de service additionnel

« Notre objectif est de tester des cas de plus en plus complexes, en milieu de plus en plus ouvert, comme l’expérimentation à Rungis pour le centre d’affaire d’Icade, sur une route ouverte, certes avec des flux plus limités, mais un vrai axe de circulation ouvert à tous », poursuit Christine Peyrot pour qui il convient désormais de penser en termes de solution globale, en complément de solutions existantes. « Ainsi, nous réfléchissons à des services de nuit qui compléteraient des amplitudes d’horaire de bus, ou d’autres complémentarités sur des solutions de dernier kilomètre comme à Saclay », précise-t-elle. À Paris-Saclay, Transdev et Delphi vont développer une solution de transport à la demande du « dernier kilomètre », depuis une gare conventionnelle jusqu’au plateau de Paris-Saclay et son campus. Le groupe pourrait étendre un service similaire à Massy, où les tramways s’arrêtent à quelques centaines de mètres des centres d’affaires. En dehors de la Vallée de la Seine, Transdev envisage de développer un service de navette autonome à Reims. « Nous travaillons sur une solution de navette qui pourrait relier une station de tram à la station TGV. Il y a un chaînon manquant qui peut se justifier, ne serait-ce qu’en raison d’une côte à 12 % qui n’a rien de facile, surtout avec des bagages. Le véhicule autonome est fait pour ça. » Dernier ou premier kilomètre, desserte fine des territoires, services à la demande ou réguliers…, autant de sujets sur lesquels la mobilité autonome apportera une réponse adaptée en complément des solutions de transport déjà existantes. « Nous devons raisonner en termes de service additionnel plutôt qu’en termes d’alternative, ne serait-ce que pour des raisons économiques », conclut Christine Peyrot.

Auteur

  • G. H.
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