Les nouvelles technologies appliquées à l’électronique embarquée ont mis le SAV au parking
Un autocar de tourisme s’apparente à un salon roulant. Il dispose de sa chaîne hi-fi, de son home cinéma, sans oublier, pour les plus luxueux, ses fauteuils en cuir. Il est monnaie courante d’ajouter un GPS, un micro pour le guide, etc. Bref, c’est un concentré d’électronique. Les amateurs de bonne vieille mécanique vont crier au loup et brandir la menace des pannes à répétition. Mais leur plainte ne trouvera plus écho. “En trois ans, l’activité service après vente a chuté de 75 %. C’est tout simplement dû au développement des CD / DVD, du MP3 et des écrans LCD. Ces appareils résistent mieux aux vibrations et sont moins onéreux que ceux de l’ancienne technologie”, explique Pascal Balais, président de Prestige Équipement.
Ce spécialiste de l’électronique embarquée fournit Dietrich Carebus / Temsa en première monte. Pour ce client, il a systématisé l’échange standard sous 24 heures en cas de panne. “Nous le faisons également pour les produits de notre propre marque. Ensuite cela dépend du coût de la réparation. Mais bien souvent, il est préférable de remplacer le produit.”
Le relatif faible coût des produits et la politique de l’échange standard limitent le développement des contrats de maintenance pour ces produits. “Nous n’avons pas de demande de ce type dans le tourisme. C’est plus dans l’urbain. Nous gérons l’entretien du matériel d’une dizaine de réseaux”, indique Bruno Carnilleri, de SVT Communication.
Les valideurs sans contact et autres girouettes ont besoin de visites périodiques pour se sentir en forme. “Mais on remarque que sur l’électronique embarquée, la maintenance concerne essentiellement les organes mécaniques des produits”, raconte Bruno Carnilleri.
Les “réacs” du fond de l’atelier n’oseront certainement plus se plaindre.
