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Les cinq points-clés de la sécurité chez Ouibus

Chez Ouibus, filiale de la SNCF, le management global de la sécurité s’effectue autour de cinq thèmes, indique Marc Martrette, directeur des opérations.

1. Le Base Care

Ouibus possède un poste de contrôle, appelé Base Care, qui géolocalise les autocars et reste en contact direct avec les conducteurs – appelés « capitaines » –, pour les accompagner et les renseigner 24 h/24, 7 j/7, en temps réel. « Un bouton d’urgence du capitaine sera priorité sur tous les appels », souligne Marc Martrette.

2. Les équipements de sécurité active

La flotte dispose de mesures de sécurité active, comme le système d’alerte de franchissement involontaire de ligne (AFIL), avec siège vibrant, ainsi que du système de freinage d’urgence avancé (AEBS). Les véhicules possèdent un régulateur de vitesse adaptatif, des caméras de recul et la politique maison établit qu’un conducteur dont l’éthylotest n’est pas fonctionnel doit souffler dans celui d’un autre conducteur, sous la supervision de ce dernier. Cet incident est systématiquement analysé, pour comprendre ce qui relève de l’exceptionnel ou de la récurrence. Sachant que 30 % du service est opéré de nuit, les autocars sont équipés d’un système anti-somnolence, avec vibration dans le siège en cas d’hypovigilance. « Il existe une phase d’adaptation pendant laquelle le logiciel s’adapte aux yeux des conducteurs », précise Marc Martrette. Toutes ces données sont ensuite enregistrées et analysées. Le tableau de bord rapporte également les alertes de détection de chaleur.

3. Les équipements de sécurité passive

Les véhicules sont équipés de ceintures trois points, ainsi que du témoin de serrage d’écrou. Côté pneumatique, la filiale de la SCNF a opté pour un montage M+S toute saison. Lors des arrêts, les « capitaines » portent obligatoirement un gilet de sécurité et les arrêts ont été analysés afin d’interdire, pour certains, l’ouverture des soutes côté gauche.

4. La maintenance

Avant chaque prise de service, le « capitaine » balaye systématiquement les points sécurité à l’aide d’une check-list sur tablette. Les véhicules sont également soumis à un contrôle hebdomadaire par le service maintenance.

5. Le facteur humain

C’est le point « le plus important », selon Marc Martrette. Ouibus travaille avec un cabinet spécialisé sur les rythmes de vie et de travail pour établir des plannings qui tiennent compte de la fatigue des conducteurs. Tous les capitaines sont initiés aux premiers gestes de secours pendant quatre heures, avec des formations continues sur la sécurité, complétées par un rappel sur le respect de la réglementation sociale. « Nous enseignons une conduite souple, avec le respect des distances de sécurité et de freinage. » Ces formations sont aussi l’occasion d’informer sur les risques de conduite avec la prise de médicament (avec bien sûr un point sur l’alcool et les stupéfiants), ainsi que sur l’alimentation et des conseils pour, par exemple, savoir quel est le meilleur moment pour boire un café. Ouibus effectue également un suivi des conducteurs ayant eu des accrochages, avec une analyse pour chaque écart. « Notre système d’analyse et de traçabilité, décliné de l’univers ferroviaire, est un élément clé pour progresser », observe le directeur des opérations. Les entreprises sous-traitantes et franchisées sont aussi soumises à des audits d’exploitation et de maintenance annuels.

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